Open d'Australie : l'Espagnole Paula Badosa dénonce les conditions "lamentables" de sa quarantaine

Alors que l'Open d'Australie doit débuter le 8 février prochain, tous les joueurs ont du se soumettre à une quarantaine obligatoire pour pouvoir participer au premier Grand Chelem de la saison. Depuis, les critiques reviennent régulièrement. Paula Badosa, joueuse espagnole, a dénoncé des conditions "lamentables" au journal espagnol Merca, elle qui fait partie des 72 joueurs et joueuses à ne pas pouvoir sortir de leur chambre d'hôtel pendant 15 jours.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
L'Espagnole Paula Badosa lors du tournoi d'Abu Dabi, le 10 janvier 2021.  (ROB PRANGE / SPAIN DPPI)

La Catalane Paula Badosa, 67e mondiale, a dénoncé lundi 25 janvier, dans un entretien au journal espagnol Marca les conditions "lamentables" de sa quarantaine à l'Open d'Australie. Elle avait été testée positive au coronavirus mi-janvier. Un cas parmi les 72 joueurs confinés dans des hôtels pour 14 jours, après que des cas de coronavirus soient découverts dans leurs vols pour l'Australie.

"Les conditions dans lesquelles on se trouve ici sont lamentables, je ne m'attendais pas à cela", a confié Paula Badosa dans un entretien à Marca, le journal le plus vendu en Espagne, lundi. Alors que la joueuse de tennis avait été testée positif au Covid-19 à son arrivée en Australie, elle s'était auto-confinée à partir du 15 janvier. Elle avait ensuite été transférée mercredi, vers un hôtel médicalisé pour y poursuivre sa quarantaine, détaille le quotidien sportif espagnol. "La première chose qui est recommandée quand tu as un virus, c'est d'ouvrir les fenêtres de ta chambre pour que l'air circule. Moi, je n'ai pas de fenêtres dans ma chambre, qui fait à peine 15 mètres carrés",  décrivait la joueuse Espagnole. "Il est évident que la seule chose que je respire, c'est le virus. J'ai demandé des produits de nettoyage, comme un aspirateur, mais on ne m'a rien donné", a-t-elle ajouté.

De leur côté, les organisateurs avaient pourtant affirmé que du matériel serait fourni aux joueurs et joueuses en quarantaine, dont certains ont transformé leur chambre d'hôtel en véritable salle de sport de fortune, pour se maintenir en forme. Seulement, Paula Badosa affirme ne rien avoir reçu."Je me sens abandonnée, parce que je n'ai pas le matériel pour m'entraîner que j'ai demandé après cinq jours (de quarantaine), on ne m'informe pas du type de virus (variant, ndlr) que j'ai alors qu'on est censé le savoir après trois jours, aucune information de la part du tournoi...", déplorait elle.

Jeudi dernier, la fédération espagnole de tennis (RFET) a interpellé son homologue australienne pour lui demander "de régler le problème des joueurs les plus affectés" par les conditions de quarantaine à Melbourne avant l'Open d'Australie. La fédération faisait notamment  référence à "Mario Vilella et Carlos Alcaraz (mineur), confinés dans une chambre sans pouvoir en sortir pendant 14 jours alors que les deux ont eu de multiples tests PCR négatifs".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Open d'Australie

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.