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Andy Murray, l'intense émotion d'un dernier combat titanesque à Melbourne

En annonçant lors de la traditionnelle conférence de presse d'avant-tournoi que cet Open d'Australie serait son dernier, Andy Murray savait qu'il ouvrait une porte. Celle de la retraite, qu'il espère après le prochain Wimbledon, mais aussi de l'émotion. Vaincu au bout d'un combat titanesque par Roberto Bautista-Agut après 4h09 (le match le plus long de la 1re journée), l'Ecossais a retenu ses larmes au moment de s'exprimer face au public de Melbourne. "Peut-être que je vous reverrai", a-t-il dit dans un sourire.
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France Télévisions
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 (SAEED KHAN / AFP)

La démarche lourde. Très lourde. 4h09 de jeu, pour un homme qui n'avait plus disputé le moindre match au terme des cinq sets depuis un an et demi, c'est normal. La dernière fois, c'était lors de sa défaite en quarts de finale à Wimbledon en juillet 2017. Le début des "derniers" problèmes physiques d'Andy Murray, ceux qui l'ont poussé à annoncer sa prochaine retraite. Face à lui, Roberto Bautista Agut l'a fait plier. Pour la première fois en quatre duels. 

Ce 1er tour était une embuscade. Avec ses douleurs physiques, personne, même pas lui, ne savait s'il pourrait répondre au défi de l'Espagnol, vainqueur à Doha en début de saison et monstre d'endurance. Il a tenu. Longtemps. Il a même comblé un retard de deux sets pour disputer une ultime manche. Celle de trop. Au talent, mais surtout au courage, l'Ecossais a, comme dans toute sa carrière, fait honneur à son statut. Et il a enthousiasmé la Melbourne Arena, qui l'avait rapidement choisi pour chouchou. "Merci d'avoir crée cette ambiance", a commenté l'ancien N.1 mondial au micro.

 

La voix se brise

Puis, la voix s'est faite moins forte, moins solide, plus chevrotante. L'émotion était là, au moment d'évoquer son attachement à ce tournoi qui l'a vu atteindre par cinq fois la finale, sans jamais la remporter. "J'ai adoré joué ici au fil des années, si c'était mon dernier match, c'était une manière extraordinaire de finir." Sa mère et son frère étaient en tribunes, et le couvaient de leur regard. "J'ai été au bout de moi-même."

Les organisateurs du tournoi avaient tout fait pour que l'émotion l'assaille. Un film a ainsi été projeté sur l'écran géant, avec les Nadal, Djokovic, Cilic, Federer, Wozniacki, Kvitova et consorts exprimer toute leur admiration, toute leur sympathie à l'égard de celui qui est aujourd'hui 229e mondial. "Etre respecté par ses rivaux, c'est un hommage incroyable", a-t-il réagi. 

La "standing ovation" du public, une parmi d'autres durant cette rencontre, n'a pas réussi à lui faire changer l'horizon. "Peut-être que je vous reverrai", a-t-il dit dans un sourire. "Mais il faudrait que j'ai une grosse opération, qui ne garantirait rien.

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