Monte-Carlo : pourquoi le cas positif de Daniil Medvedev pose-t-il question ?

L'exclusion de Daniil Medvedev du Masters 1000 de Monte-Carlo pour un test positif au Covid-19 remet en question les largesses sanitaires accordées aux résidents monégasques durant le tournoi.
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France Télévisions
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Daniil Medvedev a été testé positif au covid-19 avant son entrée en lice au Masters de Monte-Carlo.  (MARK BROWN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Depuis des mois, le tennis vit sous bulle sanitaire. Mais à Monaco, pour le Masters de Monte-Carlo, le protocole sanitaire n'est pas exactement le même pour tout le monde. La plupart des joueurs sont logés dans un hôtel officiel avec interdiction d'en sortir sauf à se rendre au Monte-Carlo Country Club pour s'entraîner ou jouer. Mais à l'image de Daniil Medvedev, les joueurs qui résident à Monaco ont été autorisés à loger à leur domicile et donc à sortir de la bulle. "J'ai beaucoup de chance de pouvoir loger chez moi cette semaine, c'est agréable en cette période de bulles", avait commenté le Russe dimanche 11 avril. Une certaine liberté mais qui ne protège pas du virus : Daniil Medvedev a été écarté du tournoi mardi 13 avril après avoir été testé positif au covid-19

Ce "privilège" accordé aux résidents concerne plusieurs joueurs. Djokovic joue lui aussi à domicile et savoure cette possibilité de "dormir à la maison", notant que les conditions du tournoi étaient plus "un environnement sûr" qu'une "bulle". Le N.1 mondial a cependant souligné que le fait de pouvoir loger chez soi ne dispensait pas de respecter les mesures sanitaires, et notamment ne pas sortir. Il a toutefois reconnu n'avoir décidé d'entrer dans cet "environnement sûr" que dimanche parce qu'il voulait "rester libre et pouvoir aller où (il) voulai(t)" le plus longtemps possible. Reste que les joueurs logeant chez eux sont soumis à un test Covid quotidien, alors que ceux qui logent à l'hôtel ont quelques jours de battement entre deux tests.

Rafael Nadal, cas contact ? 

L'Espagnol Rafael Nadal, lui, loge à l'hôtel. Et connaissant son professionnalisme, il y a fort à croire qu'il n'enfreint aucune des règles sanitaires. Et pourtant, sa situation posait question mardi à la veille de son entrée en lice, puisqu'il avait partagé un entraînement avec Mededev dimanche. Peut-il être considéré comme cas contact et si oui, que risque-t-il ? Interrogée par l'AFP, l'ATP n'a pas voulu répondre, mais s'est ensuite fendu d'un tweet pour confirmer la présence du Majorquin sur les terrains du Rocher contre son adversaire Delbonis, lors du 2e tour.

Comme les huit premières têtes de série, le N.3 mondial était exempté de premier tour. Le Russe, pourtant demi-finaliste en 2019 après avoir éliminé Djokovic, n'aime pas la terre battue et ne le cache pas: "Il n'y a rien qui me plaise dans le jeu sur terre battue. Il y a plein de faux rebonds, on termine les parties sale... Non, vraiment je n'aime pas jouer sur terre", avait-il lâché dimanche.

"Une grande déception de ne pas pouvoir jouer Monte-Carlo"

Placé à l'isolement et suivi par les médecins du tournoi et de l'ATP et malgré une certaine aversion pour la terre battue - "je n'aime pas jouer sur terre", a-t-il dit dimanche -, le Russe était déçu mardi de ne pas pouvoir défendre ses chances en Principauté. "C'est une grande déception de ne pas pouvoir jouer Monte-Carlo. Je suis entièrement tourné vers la récupération et j'ai hâte de revenir sur le circuit dès que possible", a-t-il commenté via un communiqué de l'ATP.

D'autant qu'à l'issue du tournoi, Nadal pourrait lui reprendre la deuxième place du classement ATP. Ironie du sort en effet, Medvedev qui n'a jamais remporté le moindre match à Roland-Garros en quatre participations, était tête de série N.2 à Monte-Carlo. Nadal, 3e mondial, 11 fois titré sur le Rocher et qui a remporté cent matches pour seulement deux défaites aux Internationaux de France, était tête de série N.3...

Avec AFP

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