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"D'immenses champions", des joueurs "bichonnés"... Depuis 50 ans, la magie du Masters de tennis opère

Le tournoi des Maîtres, qui fête ses cinquante ans cette année, est l’épreuve la plus importante du tennis après les quatre tournois du Grand Chelem.

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Radio France
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Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert posent avec leur trophée après avoir remporté leur match de finale du double masculin du tournoi de tennis ATP World Tour à l'O2 Arena de Londres, le 17 novembre 2019. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

Ils rassemblent chaque année les huit meilleurs joueurs de la planète. Les ATP Finals, plus connus sous le nom de Masters de tennis, démarrent dimanche 15 novembre à Londres et à huis clos. Et pour la 50e édition, en l'absence de Roger Federer forfait, les deux favoris du Masters cette année s’appellent Novak Djokovic et Rafael Nadal. Djokovic, le numéro un mondial, vise un sixième titre à Londres, alors que Nadal, numéro deux, va tenter de remporter son premier Masters.

>> Les quatre raisons de suivre le Masters de Londres 2020

Mais revenons cinquante ans en arrière. En 1970, la première édition du Masters est organisée à Tokyo. La deuxième, l’année suivante, à Paris. À l'époque, les meilleurs joueurs du monde s’appellent Stan Smith, Ilie Năstase, Jan Kodeš et Pierre Barthès, le Français, sixième mondial. En 1970, le professionnalisme en était à ses balbutiements. C’était l’époque des raquettes en bois, des joueurs sans entraîneurs, livré à eux même mais tous liés par une solide amitié. "À l'époque, on n'avait pas de coach, on a appris à jouer entre nous, se souvient Pierre Barthès. On était copains, on prenait le petit-déjeuner le matin, on aller s'entraîner ensemble, on passait du temps ensemble, on voyageait ensemble... On vivait ensemble."

Le Masters, c’est la dernière épreuve de l’année, un tournoi hors norme qui ne ressemble à aucun autre. Les huit meilleurs joueurs de la saison sont répartis en deux poules de quatre, les deux premiers de chaque groupe étant qualifiés pour les demi-finales. Psychologiquement, ils abordent le Masters de façon totalement différente des autres tournois. "Ce tournoi, c'est un vrai bonus en fin d'année", explique Guy Forget. Il a participé au Masters en 1991.

"On n'a rien à perdre, on ne joue que des gars qui sont d'immenses champions, qui ont gagné un voire plusieurs titres dans la saison. Aucune défaite n'est honteuse."

Guy Forget

à franceinfo

"Il faut aller dans ce tournoi-là en se disant : je vais pratiquer un tennis extrêmement offensif, je vais tenter, je vais produire du jeu, poursuit Guy Forget. Je n'ai pas le souvenir d'avoir été crispé par rapport à ça, parce qu'il n'y avait que des bons joueurs et que le fait de perdre n'était pas gênant."

Des joueurs chouchoutés

Si les premières éditions du Masters étaient plutôt confidentielles, le tournoi des Maîtres au fil des années est devenu un véritable show, incontournable, richement doté, l’épreuve phare de la fin d’année. Et les joueurs en profitent largement. Pierre-Hugues Herbert a remporté le Masters de double l’an passé aux côtés de Nicolas Mahut. "Déjà, quand on arrive, on a une dizaine de cadeaux, sourit le joueur. On nous offre un smoking, on est à Londres dans un hôtel magnifique, on va en bateau à l'O2 Arena, serviette à son nom dans des vestiaires privés... On est bichonnés !"

"Il n'y a pas beaucoup de joueurs donc ils sont aux petits soins, ça en fait une des plus belles semaines, voire la plus belle de l'année."

Pierre-Hugues Herbert

à franceinfo

Londres accueillait le tournoi des Maîtres depuis 11 ans, mais l'année prochaine, il déménage. Jusqu’en 2025, les Masters seront organisés à Turin, en Italie.  

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