La Fédération internationale de tennis approuve la réforme radicale de la Coupe Davis

La compétition sera désormais condensée sur deux semaines.

Le Français Lucas Pouille lors d\'un match de la Coupe Davis contre l\'Italien Fabio Fognini, à Gênes, le 8 avril 2018.
Le Français Lucas Pouille lors d'un match de la Coupe Davis contre l'Italien Fabio Fognini, à Gênes, le 8 avril 2018. (VINCENZO PINTO / AFP)

La Fédération internationale de tennis (ITF) a adopté, jeudi 16 août à Orlando (Floride, Etats-Unis), le projet de réforme de la Coupe Davis qui redessine totalement le format de l'épreuve par équipes. Le projet a recueilli 71,43% des votes des 120 délégués présents, soit plus que la majorité des deux tiers requise.

La compétition, créée en 1900, était auparavant étalée sur quatre week-ends de trois jours, sur le terrain de l'une des équipes, avec des matchs en cinq sets. Elle sera dès 2019 condensée sur deux semaines. Une première partie, disputée en douze premiers tours, aura lieu en février. La deuxième partie sera disputée sous la forme d'un tournoi d'une semaine opposant dix-huit équipes internationales, avec des matchs raccourcis à un maximum de trois sets.

Un projet de réforme décrié

Boudée par nombre des meilleurs joueurs mondiaux, l'ancienne Coupe Davis n'était en outre pas assez lucrative. Pour sa nouvelle formule, l'ITF a signé un partenariat juteux avec le groupe d'investissement Kosmos, présidé par le footballeur de Barcelone Gerard Piqué. Ce contrat lui assure trois milliards de dollars (2,5 milliards d'euros environ) sur 25 ans, vingt millions de dollars (17 millions d'euros) annuels garantis aux joueurs, et plus encore aux fédérations.

Le projet de refonte du tournoi, qui se disputera donc fin 2018 pour la dernière fois sur l'ancien modèle, avait provoqué une levée de boucliers dans de nombreux pays. Australie, Grande-Bretagne et Allemagne s'y sont opposés. En France, la fédération lui a apporté ses voix tandis que de grands noms, à l'image de Yannick Noah, victorieux de l'épreuve comme joueur puis capitaine, a critiqué l'ITF pour avoir "vendu l'âme d'une épreuve historique".