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Tennis : les cinq défis du tournoi de Bercy

Autant de bonnes raisons de suivre le tournoi parisien dès qu'il se sera modernisé.

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France Télévisions
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Jo-Wilfried Tsonga après avoir remporté un point en demi-finale du tournoi de Bercy, le 12 novembre 2012, à Paris.  (JACQUES DEMARTHON / AFP)

SPORT – Le tournoi de Bercy, rendez-vous majeur du tennis masculin mondial, a 26 ans. Cette édition 2012, du 27 octobre au 4 novembre, qui se déroulera sans Rafael Nadal ni Roger Federer, doit se fixer cinq objectifs pour embrasser pleinement le tennis moderne.

1Choisir une surface, une seule

La seule chose qui ne change pas au tournoi de Bercy, c'est le sponsor, présent depuis l'ouverture et qui a prolongé son parrainage jusqu'en 2016. Prenez la surface : le tournoi de Bercy s'est joué sur "carpet" jusqu'en 2006, puis sur surface rapide, puis lente, et harmonisée pour cette édition avec celle du Masters de Londres. Chaque année, les joueurs se plaignent, mais on commence à avoir l'habitude.

2Une salle du XXIe siècle

D'ici à 2015, les deux derniers repères identitaires de ce tournoi de fin de saison vont changer : la salle de Bercy sera en travaux pour lui gommer cet aspect "années 80" et proposer enfin des sièges plus confortables.

En attendant, les rumeurs les plus folles circulent. Investir le Parc des expositions de Villepinte ? Jouer dans la salle Coubertin, comme du temps de l'Open Crocodile, ancêtre du BNP Paribas Masters dans les années 70 ? Ou au Zénith, comme pour la première édition de l'Open Gaz de France, le tournoi féminin indoor de Paris ?

3Un calendrier moins contraignant

La date du tournoi, qui se joue traditionnellement à la Toussaint, va sans doute changer. Coincé juste avant le Masters de Londres, presque la moitié des têtes d'affiche font l'impasse ou abandonnent rapidement le tournoi parisien pour préserver leur organisme, fatigué par une saison de tennis disputée sur plusieurs continents.

Le déplacement des Masters de Londres vers Rio, à l'horizon 2015, rend indispensable le changement de date : qui voudrait enchaîner une finale à Bercy le dimanche, puis un premier tour de Masters, le tournoi le plus relevé du monde, après douze heures de vol et en accusant trois heures de décalage horaire ? Bercy fait partie de ces tournois que les meilleurs joueurs choisissent de sacrifier, comme Hambourg, souvent délaissé au profit de Monte-Carlo et Rome dans la saison de terre battue qui précède Roland-Garros. On n'a plus vu Rafael Nadal à Bercy depuis 2009.

Hypothèse privilégiée : le mois de février, dans le sillage des autres tournois français sur dur, comme Montpellier et Marseille.

4Une affiche alléchante

L'affiche du BNP Paribas Masters édition 2012.  (DR)

Parmi les cinq joueurs présents sur l'affiche officielle de cette édition 2012, trois sont forfait. Un ratio à peine moins pire que l'annus horribilis de 2005, quand toutes les vedettes s'étaient fait porter pâles. Cette année, Djokovic, Murray et Tsonga seront là ; l'enjeu un peu moins. Le Serbe est déjà assuré de finir à la place de numéro 1 mondial après le forfait de Federer. Reste la compétition pour la victoire finale, et la course aux derniers strapontins pour le Masters de Londres. Heureusement, les joueurs français sont là pour enflammer le public (trois finalistes et un vainqueur sur les quatre dernières éditions). 

5Une tenue décente pour les ramasseurs de balles

Interrogé par Sports.fr, Guy Forget donne sa vision du tournoi de Bercy : "On recherche en permanence l’excellence, avec cette notion de tournoi haut de gamme, le tout dans une ambiance électrique. Mais on ne va pas faire venir (…) des clowns sur le terrain…"

Une ramasseuse de balles donne sa serviette à Julien Benneteau (D), au tournoi de Bercy, à Paris, le 29 octobre 2012. (REAU ALEXIS / SIPA)

Ça devrait rassurer les ramasseurs de balles, qui cette année, conformément au positionnement "indoorground" de la compétition, sont déjà obligés de porter une tenue rouge et bleu pétant, qui d'ailleurs évoque plutôt le basket ou la boxe.

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