"C’est mieux de faire du surf en immersion dans la nature" : À Paris, l’arrivée des vagues artificielles divise

Après Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Bordeaux, Perpignan ou encore Lyon, c'est à Paris qu'ouvre jeudi une structure de surf en intérieur.

Article rédigé par
Morgane Guiomard - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Du surf indoor à Düsseldorf en Allemagne, le 17 janvier 2020. Photo d'illustration. (MALTE OSSOWSKI / AFP)

Il est désormais possible de faire du surf loin de la mer sans mettre le nez dehors. Wave in Paris, dans le 15e arrondissement, propose à partir de jeudi 10 juin des vagues artificielles de 10 mètres de large. Louis, 23 ans, planche à la main, a testé le sport de glisse pour la première fois sur cette eau projetée sur une plateforme inclinée.

"C’est assez ludique, moi je pensais que ça allait être assez complexe et en fait on s’en sort rapidement tout seul et surtout avec l’aide des coachs. Après, on maîtrise pas, donc forcément il y a des chutes, mais aucune blessure. On se laisse vraiment tomber, on est dans de l’eau, il ne faut pas l’oublier. Je me vois déjà revenir avec mes potes, une ou deux fois par mois. Ce serait génial. Et c’est sympa", partage-t-il enthousiaste.

Au total, ce sont 160 mètres cube d'eau qui sont propulsés à longueur de journée par deux pompes électriques. Un dispositif qui pose des questions écologiques. "Ce genre de complexes a en fait un énorme impact environnemental ne serait-ce qu’en termes de consommation d’eau et d’énergie. Toutes pratiques sportives demandent aussi à réduire son impact sur l’environnement et ça commence par éviter de créer des complexes artificiels", regrette Diane Beaumenay-Joannet de l'association Surfrider.

Si on veut pratiquer du surf, c’est mieux de le faire en immersion dans la nature. C’est l’objectif et l’essence même de ce sport qui est de se confronter aux éléments naturels.

Diane Beaumenay-Joannet de l'association Surfrider

franceinfo

Les vagues artificielles gagnent du terrain

La consommation en énergie reste minime, se défend le directeur de Wave in Paris, Jean-Baptiste Piette. "L’eau est en circuit fermé donc il n’y a pas de perte d’eau sur l’énergie. Nous, on a fait le choix de travailler avec OUI Planète, qui est un fournisseur d’énergie verte. Donc certes il y a une consommation électrique, on ne peut pas le nier, en revanche ça reste quelque chose de réduit."

Et cela n'empêchera pas le surf sur vague artificielle de continuer à se développer. Du moins, c’est ce qu'assure Karel Dubois, directeur de la société Wavesurfer. Il a déjà vendu une quinzaine de plateformes équivalentes en France. 

Il y a des demandes. On en installe de plus en plus dans des hôtels, les centres commerciaux. D’ici cinq ans, dans chaque parc aquatique il y aura un système comme ça, dans les campings aussi.

Karel Dubois, directeur de Wavesurfer

franceinfo

Des projets de vagues artificielles sont déjà prévus dans d'autres villes de France, notamment à Montpellier, Sevran et même au bord de l'océan Atlantique à Castets dans les Landes. Néanmoins, les préoccupations environnementales l'emportent parfois. À Saint-Père-en-Retz, en Loire Atlantique, la construction d'un site de surf a été abandonnée.

À Paris, l’arrivée des vagues artificielles divise
écouter

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Surf

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.