Élisabeth Revol : l'ivresse des cimes

L'affaire de l'alpiniste Elisabeth Revol nous rappelle que l'exploit en haute-montagne tutoie toujours le risque ultime, un risque assumé par les alpinistes de l'extrême. Stéphane Benoist a connu ces risques et nous raconte son histoire.

FRANCE 2

Sur le toit du monde : le Nanga Parbat (Pakistan), l'un de ces sommets qui domine l'Himalaya, du haut de ses 8 126 mètres. Une montagne tueuse, avec son froid redoutable et ses vents glaçants, que connaît parfaitement Elisabeth Revol. Sur ces images tournées en 2013, la jeune femme se frottait déjà à cette montagne. Une ascension extrême en toute autonomie, réservée aux alpinistes les plus chevronnés au monde. Parmi eux, Stéphane Benoist. Lui aussi a atteint les 8 000 mètres et il connaît bien cette femme, hors du commun.

Elisabeth Revol ne rêve que des nouveaux défis

Dans la nuit du 27 au 28 janvier, Elisabeth Revol devient la première femme à gravir le Nanga Parbat, mais la descente vire au cauchemar. Une sensation qu'a bien connue Stéphane Benoist : il a perdu plusieurs doigts lors d'un accident en montagne. Concentrée sur son objectif, Elisabeth Revol poursuit sa descente. L'un de ses pieds n'a plus de chaussure. Mais impossible de secourir son partenaire de 43 ans, Thomas Mackiewicz, resté là-haut, dans cette montagne qu'il aimait tant. Malgré les séquelles, Stéphane Benoist continue de gravir des montagnes. Depuis sa chambre d'hôpital, Elisabeth Revol, elle aussi, ne rêve que des nouveaux défis.

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Le sauvetage de l\'alpiniste française Elisabeth Revol, le 28 janvier 2018, sur le Nanga Parbat dans la partie pakistanaise de l\'Himalaya.
Le sauvetage de l'alpiniste française Elisabeth Revol, le 28 janvier 2018, sur le Nanga Parbat dans la partie pakistanaise de l'Himalaya. (SAYED FAKHAR ABBAS / AFP)