"Derby Girl", la série qui popularise le roller derby et sa culture

"Derby Girl" raconte le quotidien d'une équipe féminine de roller derby, entre tracas de tous les jours et combat pour la reconnaissance de cette pratique sportive.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Image d'illustration de roller derby. (LISA DUCRET / DPA)

Une piste, des patins à roulette, des contacts, de la solidarité et de la débrouille, c’est la recette du roller derby, discipline mise en avant par la série "Derby Girl", dont la saison 2 est sortie début avril, sur France TV Slash. "Derby Girl" suit l’équipe d’une petite ville de France appelée Mézières. Au quotidien, les joueuses, une bande de copines, se battent pour faire reconnaître leur discipline, le roller derby.

Le roller derby est un sport de contact qui se pratique avec des patins à roulettes sur une piste. Le but : qu’un joueur, ou une joueuse, réussisse à dépasser le bloc de l’équipe adverse sans finir au sol ou hors de la piste. Née aux États-Unis, la discipline s'est progressivement étendue sur tous les continents. En France, 4 500 licenciés pratiquent aujourd'hui le roller derby, selon la Fédération française de roller et skateboard.

Mettre en lumière les valeurs du sport

"Je connaissais le roller derby depuis quelques années, notamment depuis qu'il s'est développé aux États-Unis, avant son essor en France. Et surtout parce que ce sport a des accointances avec la scène punk et glam, qui m'intéressent par ailleurs", explique le créateur, auteur et scénariste de la série Nikola Lange. "C’est ce qui m’a donné envie de faire une comédie sur le sujet".

Dans "Derby Girl", il s’attache à mettre en lumière les valeurs du roller derby : la solidarité, l'inclusion sociale, le "do it yourself". "Dans cette nouvelle saison, j’ai voulu montrer la culture de la débrouille, les joueuses qui font tout toutes seules, le côté empowerment de ce sport", assure-t-il. Ces valeurs, les héroïnes essayent aussi de les appliquer au quotidien dans leur vie personnelle, alors qu'elles font face aux défis du passage à l'âge adulte.

La série est aussi l’occasion de parler de sport au féminin, puisqu’elle suit une équipe de jeunes femmes. "C’est inhérent au roller derby, qui est un sport à prédominance féminine, contrairement à tous les autres sports de contact", explique Nikola Langen qui s’est donc concentré sur une aventure avec des héroïnes et des personnages principaux féminins.

Des règles encore floues

En coulisses, le réalisateur s’est aussi entouré de joueuses qualifiées, notamment du Paris Rollergirls, l’une des meilleures équipes de France, pour coacher et accompagner les comédiennes. "C’était super de bosser avec elles, d’avoir leur regard et leur expérience, elles ont fait un boulot formidable", affirme-t-il.

On pourrait cependant regretter que les scènes de pratique sportive, d'entraînement et de match ne soient pas si nombreuses, et ne permettent pas d'appréhender totalement les règles de la discipline. "Derby Girl" reste tout de même une série divertissante, qui dépeint de manière juste les défis de la vie de jeune adulte, avec la pratique du roller derby comme fil rouge et toile de fond.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Sports extrêmes

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.