Mondiaux de Cortina d'Ampezzo : Vincent Kriechmayr, sacré en descente, signe un doublé historique, Nils Allègre premier Français

Trois jours après son titre en super-G, Vincent Kriechmayr a remis ça, ce dimanche 14 février, à l'occasion de la descente des championnats du monde de ski alpin à Cortina d'Ampezzo. Parti avec le dossard numéro un, l'Autrichien signe une performance historique et succède à son compatriote et légende Hermann Maier, dernier skieur à avoir réalisé une telle prouesse. Premier Français, Nils Allègre (7e) a fait mieux que l'éternel Johan Clarey (16e), 40 ans, mal à l'aise sur la piste italienne.
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Le doublé pour Vincent Kriechmayr sacré sur la descente des Mondiaux de Cortina d'Ampezzo, trois jours après son titre en super-G. (FABRICE COFFRINI / AFP)

Après le brouillard, place aux rayons de soleil sur le fabuleux site de Cortina d’Ampezzo, théâtre des championnats du monde de ski alpin. Après avoir assisté samedi au sacre attendu de Corinne Suter sur la mythique Olympia delle Tofane, ce dimanche était consacré à la course masculine, la descente, reine des épreuves, disputée sur la vertigineuse Virtigine. Et si les grands spécialistes de la vitesse ont appris à apprivoiser la piste il y a seulement deux jours, la course a livré, comme prévu, un suspense haletant et une véritable bataille entre les meilleurs descendeurs du monde. Et pour l’occasion, dans des conditions exceptionnelles, Vincent Kriechmayr s’est presque envolé sur l’exigeante piste italienne, glacée de bout en bout.

Ni la traverse en début de tracé, ni la succession de quatre portes très tournantes un peu plus loin ne l’ont perturbé. L’Autrichien, irrésistible, a découpé la Virtigine pour s’offrir un premier sacre mondial en descente (1:37.79), après sa médaille de bronze à Åre il y deux ans. Trois jours après son titre en super-G, il s’impose, définitivement, comme le roi de la vitesse de ces Mondiaux devant ses grands rivaux, le Suisse Beat Feuz (3e, +0.18), l’Italien Dominik Paris (4e, +0.65) et son compatriote Matthias Mayer (abandon). Un doublé qui n’était plus arrivé depuis ceux des légendes Bode Miller (Bormio 2005) et Hermann Maier (Vail 1999). Comme samedi chez les femmes, la surprise est par ailleurs venue de l’Allemagne avec Andreas Sander, magnifique vice-champion du monde pour un petit centième seulement, et profitant, comme le vainqueur du jour (N.1), d’un dossard très précoce (N.2).  

Clarey frustré, joli top 10 pour Allègre

Côté Français, on attendait évidemment le run du vétéran Johan Clarey. Si à 40 ans, il semble éternel, le Tignard n’a pas réussi à dompter la Virtigine et profiter de la défaillance des Paris, Feuz et Mayer. Le doyen des Bleus a en effet dû se contenter de la 16e place, bien loin du champion du jour (+1.50). "J’avais des meilleures sensations aujourd’hui mais je fais une mauvaise traverse en haut (…) J’ai mis tout ce que j’avais, mais le tracé aujourd’hui ne me convenait pas et je pense accuser un peu le coup physiquement", s'est expliqué Clarey à l’issue de la course. Mais le clan tricolore, qui a eu peur avec la figure aussi improbable qu’impressionnante de Maxence Muzaton, a pu se consoler avec l’excellente 7e place de Nils Allègre (+0.97), pas bien loin de sa meilleure performance en carrière (5e à Bormio 2019 et Kiztbühel 2020). 
 

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