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Mondiaux d'Åre : Dominik Paris champion du monde de Super G, Johan Clarey en argent

Johan Clarey est passé à un dixième d'un immense exploit. Le Français, auteur d'un magnifique Super G est tombé sur Dominik Paris, nouveau champion du monde de la spécialité mercredi à Åre. Clarey est rejoint ex aequo sur le podium par l'Autrichien Vincent Kriechmayer, également en argent. C'est la première médaille des Bleus sur ces Mondiaux.
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France Télévisions
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 (FABRICE COFFRINI / AFP)

La timbale est pour Dominik Paris ! Dans un Super G très ouvert comme attendu, l’Italien a décroché le titre de champion du monde à Åre mercredi. A 29 ans, Paris concrétise son bon début de saison, qui l’avait déjà vu remporter trois épreuves en Coupe du monde. Il rentre désormais dans les annales des Mondiaux. Derrière, la lutte s’est montrée si intense que Johan Clarey et l’Autrichien Vincent Kriechmayer n’ont pu se départager pour la médaille d’argent, échouant à 9 centièmes. A 38 ans, le Tricolore signe la plus belle performance de sa carrière et sa première médaille internationale.

Le parcours piégeux d’Åre a offert un scénario conforme aux attentes, pour une des courses les plus ouvertes de la quinzaine suédoise. 18 hommes dans la même seconde, un podium joué à 0’’09 : la piste a finalement souri à tous les profils. Et à ce petit jeu, Johan Clarey et son expérience sont passés tout proche d’avoir la recette gagnante. Impeccable sur ses trajectoires et costaud dans l’engagement, le skieur de Tignes a tutoyé le meilleur temps fixé en début d’épreuve par Dominik Paris. Il ne lui a manqué qu’un soupçon de vitesse, une pincée de prise de risque peut-être. Trois fois rien, une porte prise plus tôt sur la fin du parcours notamment, pour s’offrir un grand bonheur pour ce qui devrait être ses derniers Mondiaux.

Clarey, le grand cru

Clarey a confirmé que, comme le bon vin, il se bonifie avec l’âge, tout du moins en Super G. 30e sur les Mondiaux il y a quatre ans, le doyen de la délégation française n’a eu de cesse que de montrer ses progrès dans cette discipline depuis le début de saison. Il s’était déjà illustré sur la mythique Streiff de Kitzbühel, il y a tout juste deux semaines, terminant déjà deuxième, devant Dominik Paris. Cette fois, l’Italien a pris sa revanche.

Lui non plus ne figure pas parmi les plus purs spécialistes de l’exercice. Paris, c’est avant tout un descendeur sérieux, parmi les meilleurs du circuit. Le costaud transalpin n’a triomphé que deux fois en Super G en Coupe du monde, dont celui de Bormio cette saison. Mais sa vélocité et sa qualité de glisse ont fait la différence, notamment sur le haut de parcours où la prudence était pourtant de mise chez la plupart des concurrents. Paris décroche à 29 ans son premier titre mondial et envoie un message à la concurrence en vue de la descente. Vincent Kriechmayer, deuxième ex aequo ce mercredi tout en sobriété et en justesse technique, est prévenu.

Pour le dernier Super G de sa carrière, Aksel Lund Svindal a manqué sa course, pêchant dans l’engagement pour terminer 16e, derrière Adrian Smiseth Sejersted, annoncé parmi l’avenir du ski norvégien. Il fallait plutôt miser sur la France et l’Italie, auteurs de beaux tirs groupés ce mercredi. Derrière Paris, Christof Innerhofer termine au pied du podium (+0’’35), Mattia Casse 8e. Les Tricolores font même mieux avec une 5e place pour Adrien Théaux, malheureusement plombé par une entame trop timide, une 7e place pour Brice Roger et un Top 15 pour Nils Allègre. Prometteur pour la suite, et notamment la descente samedi.

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