Mondiaux de Biathlon : Julia Simon en favorite, des relais très ambitieux... Ce qu'il faut savoir des mondiaux à Pokljuka

Après une moisson de huit médailles glanées l'an passée en Italie, les Bleus vont tenter de rééditer l'exploit à partir de mercredi 10 février à Pokljuka en Slovénie. Après deux victoires en janvier, Julia Simon va tenter de porter l'équipe de France qui comptera également sur Quentin Fillon Maillet ou Émilien Jacquelin, médaillé d'or sur la poursuite il y a un an.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 3 min.
De droite à gauche, Simon Desthieux, Emilien Jacquelin et Quentin Fillon-Maillet entourent Martin Fourcade après leur victoire en relais lors des championnats du Monde 2020 à Antholz-Anterselva. (MARCO BERTORELLO / AFP)

L’équipe de France se présente à Pokljuka avec de l’ambition mais comme privée de quelque chose ou quelqu’un qui faisait presque partie des murs. Pour la première fois depuis 2009, les Bleus arrivent aux Championnats du monde sans Martin Fourcade, retraité depuis l’an passé. Le Catalan, recordman du nombre de titres dans la compétition, a été un immense pourvoyeur de médailles depuis plus de dix ans. Mais les biathlètes français, auteurs de huit podiums l’année dernière, ont de la ressource pour briller à nouveau en Slovénie.

• Julia Simon, la fer de lance

À 24 ans, Julia Simon est actuellement dans l’une des meilleures formes de sa carrière et vit un hiver particulièrement abouti. La skieuse des Saisies, qui comptait une seule victoire en carrière en début de saison, en a ajouté deux à son palmarès au mois de janvier. Avec deux succès sur les mass start d' Oberhof et la dernière organisée avant les mondiaux à Antholz-Anterselva, Julia Simon a fait le plein de confiance. La Savoyarde se présente comme la meilleure chance française pour décrocher sa première médaille mondiale et tenter de ne pas rééditer le zéro pointé réalisé chez les filles l’an passé.

• QFM et Emilien Jacquelin, des médailles à défendre

Les deux biathlètes ont été les grands artisans de la réussite de l’équipe de France l’année dernière avec leur leader Martin Fourcade. Quentin Fillon Maillet, double médaillé d’argent en 2020 en individuel, avait débuté cette saison calmement avant de remporter la poursuite de Hochfilzen au mois de janvier, sa quatrième victoire en carrière. Depuis, le Jurassien est moins régulier que la saison passée mais semble avoir atteint son pic de forme pour l’ouverture des mondiaux après deux nouveaux podiums sur la dernière étape de Coupe du monde.

De son côté, le Grenoblois Émilien Jacquelin passe un hiver en dents de scie. Le champion du monde de la poursuite en titre, et premier médaillé d’or français autre que Martin Fourcade depuis 2007, n’a pas encore confirmé cette saison. Le skieur de Villard-de-Lans n’a pas réussi à remporter d’autres victoires en carrière depuis, et après deux podiums en décembre, il n'a plus accroché de place dans le top 10 en 2021. Nul doute qu’il aura à coeur de faire honneur à son dossard doré, nouvelle tenue réservée aux médaillés d’or de la dernière édition.

• Les relais, des médailles attendues

Le biathlon n’est pas uniquement un sport individuel. Les relais ont une saveur particulière pour les coureurs qui passent l’hiver à vivre au sein de leur équipe nationale, et l’été à préparer la saison ensemble. Et cette saison, la France l’a prouvé, ces relais sont une de ses spécialités. Avec six podiums (3 victoires) cet hiver, les Bleus n'ambitionnent rien d'autre que la médaille, y compris sur l’épreuve mixte. Les hommes, tenants du titre et qui restent sur deux victoires consécutives, peuvent maintenant compter sur la stabilité d’Émilien Jacquelin, en grande difficulté dans l'exercice en début de saison. Justine Braisaz, en délicatesse avec son tir debout, devra se montrer plus précise pour permettre au relais féminin de décrocher sa première médaille depuis 2017.

• Sturla Laegreid - Johannes Boe, la rafle des médailles ?

Après la retraite de Martin Fourcade, on pensait Johannes Boe tranquille. On imaginait que le Norvégien allait outrageusement écraser le circuit mondial comme l’avait fait avant lui le Français. Mais c’était sans compter sur le réservoir inépuisable que compte le pays scandinave dans la discipline. Pour sa première saison complète en Coupe du monde, Sturla Holm Laegreid a clairement zappé le round d’observation et offre un duel au sommet avec son compatriote.

Grâce à une précision exceptionnelle au tir (93% sur la saison), le biathlète de 23 ans a déjà remporté quatre victoires pour ses débuts dans l’élite, autant que Johannes Boe. Les deux compatriotes-rivaux seront les principaux favoris des courses individuelles sur ces mondiaux, mais également de celles en relais avec d’autres Norvégiens, bien présents pour jouer les médailles comme Johannes Dale ou Tarjei Boe.

La Russie autorisée mais pas chez elle

Initialement prévus à Tioumen en Sibérie, l'organisation des mondiaux 2021 avait retiré par l’IBU (International Biathlon Union) à la Russie il y a plus de trois ans, à la suite des différents scandales de dopage qui ont touché le pays et qui n’ont pas épargné le biathlon. Depuis, le pays des Tsars a été exclu de toutes compétitions internationales à quelques exceptions près. À Pokljuka, toute la sélection russe a été validée par l’AMA (Agence Mondiale Antidopage). Ses athlètes courront avec une tenue neutre et leur hymne ne sera pas joué en cas de titre.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Biathlon

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.