"Ça permet de découvrir une culture un peu différente de la nôtre" : le XV de France au Japon, à une semaine de la Coupe du monde de rugby

Le XV de France entame le Mondial de rugby le 21 septembre avec un match contre l'Argentine. Mais depuis déjà une semaine, les Bleus sont au pied du Mont Fuji (Japon) pour se préparer. Et au delà de l'aspect sportif, il y aussi le choc des cultures à gérer.

Le Toulonnais Charles Ollivon lors d\'un match face à l\'Écosse lors d\'un match de préparation au mondial, le 17 août 2019.
Le Toulonnais Charles Ollivon lors d'un match face à l'Écosse lors d'un match de préparation au mondial, le 17 août 2019. (PASCAL GUYOT / AFP)

"Le cadre est magnifique, les terrains sont superbes. Pour le moment, tous les voyants sont au vert." Le Rochelais Grégory Aldritt a des étoiles plein les yeux. Loin de l’effervescence de Tokyo (Japon) où les Bleus joueront leur premier match, c'est dans un cadre idyllique, au pied du Mont Fuji, entourés d'une forêt peuplée de libellules que les joueurs du XV de France ont pris leurs quartiers depuis dimanche 8 septembre. Le 21 septembre, ils feront leur entrée dans la Coupe du monde de rugby avec un match déterminant contre l’Argentine.

Je retrouve un peu les sensations de chez moi. Beau le matin, de la grêle l'après-midi !  Charles Ollivonà franceinfo

Des Bleus tout juste perturbés par la période des typhons et les alertes qui tombent sur les téléphones portables, raconte le Toulonnais Charles Ollivon : "Le téléphone a fait une sonnerie un peu bizarre que je n'avais jamais entendue. J'ai pas compris tout de suite, il y avait des lettres bizarres dans tous les sens  ! Ce n'est qu'après qu'on a eu le message comme quoi il ne fallait pas s'inquiéter même si c'était pas très loin. Et puis sur la question de l'humidité, je retrouve un peu les sensations de chez moi. Le matin, il fait beau temps, et il y a de la grêle l'après-midi."

Finalement, ce qui dépayse le plus les Français, c’est la culture japonaise. Les Bleus ont d’ailleurs reçu quelques consignes de bienséance : éviter d'uriner au bord du terrain lors des entraînements, ne pas exhiber leurs tatouages à l’extérieur ou encore retirer leurs chaussures dès qu’ils entrent dans une pièce. "Je n'étais jamais venu au Japon donc ça me permet de découvrir un pays que pas grand-monde connaît, une culture un peu différente de la notre. Retirer ses chaussures, je crois que ça a été bien intégré, tout le monde le fait. Pour les tatouages, on va voir comment ça se présente ! J'espère juste qu'il ne fera pas 40°C le jour du match !" explique l’arrière Romain Ntamack.

La barrière de la langue 

De ce côté-là, le jeune arrière tricolore peut se rassurer : les jours de match, dans les stades, les tatouages seront tolérés. En revanche, pas de passe-droit dans les bains public japonais où là, il faut mettre des pansements pour les cacher. Quant à la langue, pas de problème pour le Toulousain. Il a même appris quelques mots de japonais : "On nous a donné un petit lexique mais c'est quand même assez compliqué. Sinon on se débrouille avec l'anglais."