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Six nations 2023 : duo d’entraîneurs, capitaine, ouvreuse… Les Bleues se renouvellent de la tête aux pieds

Le XV de France féminin entame le Tournoi des six nations contre l’Italie, à Parme, dimanche, avec une équipe remaniée par rapport à la dernière Coupe du monde.
Article rédigé par Hortense Leblanc, franceinfo: sport
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
Audrey Forlani, avec le ballon, transperce la défense galloise lors du Tournoi des six nations 2020, le 23 février. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

C'est un nouveau cycle qui s'ouvre pour le XV de France féminin, dimanche 26 mars, pour son entrée dans le Tournoi des six nations, en Italie (en direct sur France 2 et france.tv à 16 heures). Le sélectionneur Thomas Darracq parti, Gaëlle Mignot et David Ortiz ont été intronisés sélectionneurs-entraîneurs, pour mener une équipe qui a perdu plusieurs cadres, parties à la retraite. Le binôme a pour mission d'ouvrir un chapitre plus apaisé alors que des tensions entre les joueuses et le staff avaient éclaté durant la dernière Coupe du monde.

Les mésententes du Mondial ? Aux oubliettes. Pour repartir sur de bonnes bases, les deux nouvelles têtes pensantes, qui faisaient partie du staff de Thomas Darracq, ont organisé un séminaire, début janvier, afin de présenter un nouveau cadre de travail aux joueuses du XV de France. Objectif : aller de l'avant. "On est tournés vers l'avenir. On bâtit notre nouveau projet. On a les idées claires, on sait où on veut aller. On a eu plusieurs temps de travail et on a commencé à poser les premières bases. Globalement, l'ensemble des membres de cette équipe, joueuses ou staff, vit bien et travaille bien", assure David Ortiz.

Un turn-over entre retraitées et novices

Pour enclencher un nouveau cycle, le binôme fait confiance à la jeunesse. Un renouvellement aussi contraint par la mise à disposition de Caroline Drouin et Joanna Grisez en faveur de l'équipe de France à 7, et les retraites de cadres, comme Laure Sansus, Marjorie Mayans, Safi N'Diaye et Céline Ferer, bientôt rejointes par Jessy Trémoulière, à l'issue du Tournoi. Une dizaine de nouvelles joueuses ont ainsi fait leur apparition dans le groupe, à l'image de Carla Arbez (23 ans), Maëlle Picut (23 ans), Elisa Riffonneau (19 ans) et Léa Champon (20 ans). "Aujourd'hui, les jeunes générations travaillent très bien, on a un pôle académique et une équipe à 7 qui font un travail remarquable, a souligné Gaëlle Mignot. La volonté, c'est de mettre les filles, dès qu'elles sont prêtes, en équipe de France. C'est un nouveau départ, forcément il y a la volonté d'intégrer de nouvelles personnes, de remettre tout le monde sous une forme de concurrence. L'expérience collective se créera au fur et à mesure."

Malgré ces nouvelles apparitions, seule une novice, Carla Arbez, débutera contre l'Italie, à l'ouverture. "On l'a convoquée sur le stage de Capbreton et cela a confirmé tout ce qu'on avait vu d'elle sur les matchs de championnat avec son club de Bordeaux. Et l'idée, aujourd'hui, c'est de la lancer dans ce tournoi parce qu'elle montre qu'elle peut tenir ce rang", a justifié Gaëlle Mignot, ajoutant que l'expérimentée Jessy Trémoulière pourrait entrer en cours de match apporter toute son expérience. Maëlle Picut, remplaçante, pourrait aussi connaître une première sélection.

Hermet cède le capitanat

Ces deux jeunes joueuses, comme le reste de leurs coéquipières, seront menées par Audrey Forlani (57 sélections), nouvelle capitaine du XV de France féminin, au détriment de Gaëlle Hermet, remplaçante face à la Squadra Azzurra, et qui aurait "bien accepté" cette décision à en croire le staff. "Audrey cochait pas mal de cases en termes de valeurs, d'état d'esprit et d'expérience. Elle incarne bien le profil de capitaine que l'on souhaitait et elle a aussi l'expérience du capitanat en club donc elle ne découvre pas réellement ce rôle-là, et ça s'est fait assez naturellement", assure David Ortiz.

Deuxième du tournoi en 2022, quels objectifs peut désormais viser ce XV de France renouvelé pour débuter un nouveau cycle ? "On est des compétiteurs, mais on est conscients qu'on doit valider plusieurs étapes au fur et à mesure. La première, c'est de mettre en place les bases que l'on souhaite en termes de contenu, et cela passe par la défense, la conquête et la prise d'initiative, répond le manager. On y va pour faire la plus grosse performance possible mais il ne faut pas non plus mettre la charrue avant les bœufs et aller trop vite."

L'équipe de France n'a plus remporté le Tournoi des six nations depuis 2018, et a fini deuxième lors des trois dernières éditions.

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