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6 Nations : Stuart Hogg, le feu follet de l'Ecosse

Stuart Hogg n'avait même pas 20 ans lorsqu'il a honoré sa première sélection avec l'équipe d'Ecosse. Il en compte aujourd'hui 75, toutes comme titulaire, et toutes au poste d'arrière. A 27 ans, extrêmement talentueux, l'homme peut jouer à tous les postes des lignes arrières. L'Ecosse a souvent trouvé en lui son sauveur. Il en est aujourd'hui le capitaine.
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France Télévisions
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L'image a fait le tour de la planète ovale. Le 1er février dernier, Stuart Hogg joue au funambule le long de la ligne de touche pour aller en terre promise, dans l'en-but irlandais à la 51e minute d'un match tendu. Cet essai peut permettre à des Ecossais valeureux d'égaliser à (13-13). Sauf que l'arrière lâche le ballon au moment d'aplatir. La vidéo est implacable, l'essai refusé, le XV du Chardon recalé (19-12) à Dublin lors de cette 1re journée du Tournoi des 6 Nations 2020.

Une autre image symbole de ce joueur talentueux. Cela date de huit jours, face à l'Italie, avec un essai tout en accélérations et en crochets, pour le premier essai de la rencontre et surtout la première victoire écossaise dans ce Tournoi (17-0). 

Revenu de la dernière Coupe du monde, conclue en queue de poisson par une sortie prématurée dès la phase de poules au terme d'une défaite contre le pays hôte (28-21) synonyme de premier succès du Japon sur le XV du Chardon, l'arrière de 27 ans a retenu les feux de la rampe. A sa demande, il est devenu capitaine : "Je suis revenu de la Coupe du monde, et j'ai eu une discussion avec Gregor (Townsend, le sélectionneur de l'Ecosse)", racontait-il à la BBC. "Je lui ai demandé ce qu'il pensait du leadership de l'équipe dans le futur, et je lui ai dit que j'aimerais être capitaine. Que j'aimerais avoir cette opportunité de mener cette équipe vers l'avant. Je veux faire la différence. Les capitaines qu'on a eus ont fait un super boulot, mais je veux laisser une trace."

Un capitaine demandeur

Prendre ses responsabilités ne l'effraie pas, surtout à un moment délicat pour sa sélection. Car certains anciens ont raccroché, comme Greg Laidlaw, et Finn Russell, l'autre grande star nationale, a été renvoyé chez lui, ou plutôt dans son club du Racing 92, pendant le stage de préparation pour des motifs disciplinaires (une 3e bière demandée à un repas contre le règlement puis un entraînement raté le lendemain après avoir rejoint ses parents le soir). Ce leadership, il ne l'a pas fui. Depuis sa première sélection, débutée sur le banc, il a toujours été titulaire avec le XV du Chardon.

Face à l'Italie, l'arrière a couru 149m ballon en main en seulement 11 courses, soit le quart du total de toute son équipe. Son meilleur rendement dans cette compétition. Il n'avait jamais été à la première place de son équipe dans ce secteur lors des deux premiers matches, sanctionnés par deux défaites. Véritable pouls de sa formation, quand il va bien, tout le Chardon va bien.

La France, sa victime favorite avec l'Italie

A l'intersaison, il avait quitté son club de toujours, Glasgow, pour rejoindre celui d'Exeter en Angleterre. Il n'a pas tardé à enthousiasmer son coach chez les Chiefs, Rob Baxter : "Stuart dispose d'énormément de qualités comme arrière. La façon dont il peut taper au pied, dont il lit le jeu et dont il organise le champ arrière, sont autant de choses importantes pour nous", disait-il en novembre dernier, peu après son retour de Coupe du monde. Etre élu meilleur joueur du Tournoi en 2016 et 2017 sans que son équipe ne soit couronnée est une autre preuve de son talent.

Revenu dans le coup, remis de son essai raté en Irlande, Stuart Hogg a le couteau entre les dents à l'heure d'accueillir une équipe de France affrontée à 9 reprises dans sa carrière, et contre laquelle il a inscrit 4 de ses 20 essais internationaux, soit autant que son autre victime favorite, l'Italie (défiée 10 fois). "Nous n'avions pas joué comme on le souhaitait lors des deux premiers matches. Donc cela nous donne beaucoup de confiance avant de repartir et d'aller affronter la France", a-t-il dit après la victoire sur les Transalpins. Le XV de France est prévenu.

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