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6 Nations : Gaël Fickou, renaissance à tire-d'aile en équipe de France

Formé à Toulon, adoubé à Toulouse, Gaël Fickou a parfois joué au poste d'ailier, mais son poste est trois-quarts centre. Pour le choc au pays de Galles (samedi, 17h45 en direct sur France Télévisions), il retrouve une place de titulaire le long de la touche, pour rendre service. Car le surdoué du ballon ovale, joueur le plus capé de ce XV de France rajeuni, en plus d'être le capitaine de la défense, est devenu un cadre incontournable.
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France Télévisions
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Une première sélection à 18 ans. Plus jeune que les surdoués Romain Ntamack ou Antoine Dupont. Un premier essai inscrit lors de sa 4e sélection, dans un éclat de tonnerre face à l'Angleterre au Stade de France dans les ultimes minutes du match pour offrir la victoire au XV de France. Malgré des débuts aussi tonitruants, Gaël Fickou n'a pas toujours connu la vie facile en équipe de France. Ce joueur, aux qualités indéniables, chippé par le Stade toulousain au RCT avant qu'il ne passe pro, n'a pas toujours été titulaire en Bleu. La concurrence bien sûr, mais pas seulement. Sur ses 24 premières sélections, il est remplaçant à 14 reprises (entre 2013 et 2016). Et pas loin de nous, lors de la saison 2018, il est titulaire à 5 reprises et remplaçant 4 fois en Bleu. Pourtant, quelque chose a changé.

L'arrivée au Stade Français en point de départ

Lui, d'abord. Parti du Stade Toulousain pour rejoindre le Stade Français en 2018, il a fait sa mue. Finies la liberté et l'insouciance, place au sérieux, à la perte de kilos qui lui a ramené la vivacité un peu perdue en route. Performances améliorées malgré la mauvaise passe de son nouveau club, et un statut international plus affirmé. Depuis sa place de remplaçant à l'aile contre le pays de Galles dans le premier match du Tournoi 2019, il a toujours été titulaire et n'a manqué que deux rencontres (Italie dans le Tournoi 2019 et Tonga à la Coupe du monde).

Avec l'arrivée de Fabien Galthié aux manettes, il a pris de nouveaux galons. D'abord, il y a eu celui de joueur le plus expérimenté de l'équipe de France, au prix d'un coup de balai d'après Coupe du monde. Il n'a pourtant que 25 ans, mais compte déjà 53 capes. Ensuite, très rapidement, il a reçu le titre de "capitaine de la défense", octroyé par le maître de cet art, l'Anglais Shaun Edwards arrivé dans les bagages de Galthié. "J'attends de lui qu'il soit un meneur d'hommes, comme ont pu l'être Jonathan Davies et Jamie Roberts avec le pays de Galles. Je suis sûr qu'il va devenir un grand capitaine de la défense", avait déclaré l'ancien entraîneur de la défense du pays de Galles. 

C'est avec tout ce bagage, et son énorme talent, que Gaël Fickou s'est offert une place au soleil. A l'heure d'expliquer son choix de titulariser le Parisien à l'aile à Cardiff, Fabien Galthié a parlé "de densité, d'expérience" et a rapidement évoqué le face-à-face qui se profile avec George North, le surpuissant ailier gallois, "qui aime jouer les duels". Avec sa discrétion habituelle, l'ancien Toulousain livrera sa partie. Sans nul doute. Et il ne faudra pas compter sur lui pour tirer la couverture à lui en cas de bon match. Le 1er février 2014, après son essai contre les Anglais, il avait dit: "Ce n'est pas moi qui aurais dû être mis en avant. Par rapport à tout le boulot abattu par mes coéquipiers, moi je n'ai joué que cinq minutes." Sept ans après, il n'a pas changé de mentalité. C'est aussi pour cela que Gaël Fickou a pris du galon dans cette équipe de France "new look".

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