Six nations : le XV de France vise une troisième victoire d'affilée

L'équipe de France reçoit l'Irlande dimanche après-midi au Stade de France.

Les joueurs français Thierry Dusautoir, Yoan Maestri et Vincent Clerc discutent à la fin du match Ecosse-France, le 26 février 2012.
Les joueurs français Thierry Dusautoir, Yoan Maestri et Vincent Clerc discutent à la fin du match Ecosse-France, le 26 février 2012. (FRANCK FIFE / AFP PHOTO)

Après l'Italie et l'Ecosse, l'Irlande ? Le XV de France retrouve l'un de ses adversaires fétiches, dimanche 3 mars à 16 heures, et vise une troisième victoire de rang dans le Tournoi des six nations.

Jusqu'ici, le sélectionneur Philippe Saint-André et ses adjoints Yannick Bru et Patrice Lagisquet ont réussi leur entrée en matière avec deux succès face à l'Italie (30-12) et en Ecosse (17-23), entrecoupés du peu glorieux épisode du report du match contre l'Irlande, le 11 février, pour cause de terrain gelé au Stade de France. Mais après les "faux plats" italien et écossais, le plus dur commence avec "trois cols hors-catégorie", selon Bru et Saint-André : réception des Irlandais dimanche, suivie de la visite des Anglais le 11 mars, et d'un ultime déplacement à Cardiff le 17 mars.

Le match contre le XV du Trèfle est le vrai tournant du Tournoi. Car une défaite française à Saint-Denis laisserait les Gallois seuls en lice pour réaliser le Grand Chelem. Et à l'inverse, une victoire ouvrirait la voie à une possible finale au pays de Galles, le 18 mars, six jours après une "demi-finale" contre le XV de la Rose, deux nations écartées par la France en phase finale du Mondial 2011.

L'Irlande n'a plus gagné en France depuis 2000

Sur le papier, les chiffres sont favorables aux Français. L'Irlande n'a plus gagné dans l'Hexagone depuis 2000 et accuse un bilan peu reluisant : neuf défaites lors des dix dernières confrontations. Mais l'argument, exposé chaque année, est balayé avec la même énergie dans le camp français.

"Il ne faut surtout pas prendre notre adversaire de haut, se dire qu'il est plus faible que nous, c'est la meilleure manière de se faire contrer", assure le capitaine du XV de France, Thierry Dusautoir.

Soigner l'entame de match

Au Stade de France, les Français devront avant tout soigner leur entame de match, peu satisfaisante malgré la victoire contre l'Italie et en Ecosse. La bataille des rucks et de la touche, renforcée par la présence de Julien Bonnaire, devraient également constituer des secteurs décisifs face aux Irlandais, orfèvres en la matière.

L'Irlande a connu son lot de désillusion face au XV de France, avec trois défaites pour la seule année 2011. Un tel bilan entretient l'humilité. Mais le XV du Trèfle, en grande forme après sa large victoire face à l'Italie samedi dernier (42-10), a prouvé de quoi il était capable en Nouvelle-Zélande. L'Irlande fut la seule nation du Nord à faire chuter un des trois géants de l'hémisphère Sud, l'Australie. Aux Français de soigner l'accueil.