Rugby : une journée en enfer pour les clubs français

6 matchs, une victoire française et un pauvre match nul. Triste bilan pour le début de la Coupe d'Europe...

Le talonneur clermontois Benjamin Kayser plaqué par les joueurs de l\'Ulster Paddy Wallace et Paul Marshall, le 12 novembre 2011 à Belfast, en Irlande du Nord.
Le talonneur clermontois Benjamin Kayser plaqué par les joueurs de l'Ulster Paddy Wallace et Paul Marshall, le 12 novembre 2011 à Belfast, en Irlande du Nord. (Peter Mulhy / AFP)

Il y a deux règles pour aller loin en Coupe d'Europe. 1) Gagner à domicile. 2) Faire un bon résultat d'entrée. Hormis Toulouse, les clubs français engagés en H-Cup vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 novembre n'ont respecté aucun de ces deux principes. Autant vous dire que certains se sont tirés une balle dans le pied d'entrée.

Ils s'en tirent bien

Clermont aurait dû obtenir une victoire face à l'Ulster, une des deux provinces irlandaises les plus prenables (ah oui, on allait oublier la règle n°3 en Coupe d'Europe: les Irlandais sont quasiment invincibles).  Mais un essai à 10 minutes de la fin oblige les Auvergnats à se contenter du bonus défensif (11-16).

Montpellier a arraché un match nul méritoire contre le Leinster, champion d'Europe en titre. Gros regrets pour les Montpelliérains qui ont très bien commencé, avec un essai d'Ouedraogo avant la pause, et qui ont vu les Irlandais grignoter leur retard petit à petit. Jusqu'à égaliser à l'ultime minute sur une pénalité (16-16).  

Ils ont fait avec les moyens du bord, et ça n'a pas suffi

L\'ailier de Biarritz Ian Balshaw marque un essai lors de la défaite de son club sur le terrain des Ospreys, à Swansea, au Pays de Galles.
L'ailier de Biarritz Ian Balshaw marque un essai lors de la défaite de son club sur le terrain des Ospreys, à Swansea, au Pays de Galles. (Ben Stansall / AFP)


Biarritz, dernier du championnat, a réussi à chatouiller la province des Ospreys en terre galloise. Malgré une évidente envie de bien faire et une attaque retrouvée (deux essais), les Basques se sont inclinés 28-21, mais empochent le point du bonus défensif. 

Castres, tombé dans la poule de la mort, a connu une absence fatale au retour des vestiaires. La défense tarnaise, qui tenait bon jusque là, allait encaisser deux essais en début de seconde période, et, pire, voir le point de bonus défensif (quand on perd de moins de 7 points) lui échapper à l'ultime minute sur une pénalité (31-23). Problème : Llanelli était l'équipe la plus abordable de la poule pour les Castrais.

Ils ont sombré

Le Racing Metro ne devait faire qu'une bouchée de cette poule 3 à sa portée. Patatras. De tous les clubs français engagés, c'est celui qui fait la pire opération avec une défaite à domicile d'entrée. Peu inspirés, les Franciliens ont laissé les Gallois de Cardiff transpercer leur défense à deux reprises. Quand on ne marque qu'un essai et qu'on est autant privé de ballon, c'est compliqué de l'emporter (20-26). Reste le bonus défensif, maigre consolation...

Ils ont assuré le minimum

Le Stade Toulousain a fait peur à tout le monde après sa première période en demi-teinte contre les Anglais de Gloucester qu'on n'attendait pas à pareil niveau. Les Toulousains ont redressé la barre grâce à deux essais, dont un de Poitrenaud, qui avait l'air d'être entaché d'un en-avant (ce qui sera démenti par l'intéressé sur son compte Twitter). Les Anglais repartent avec le bonus défensif (21-17) qu'ils espéraient. Au point que sur la dernière action, ils ont directement tapé en touche pour arrêter le match, sans chercher à l'emporter.