Rugby : le XV de France s'incline de justesse face à des All Blacks très réalistes (19-24)

Les Français ont pêché dans la finition, quand les All Blacks ont fait preuve d'un réalisme chirurgical. 

Le capitaine des Bleus Guilhem Guirado face à la Nouvelle Zélande le 26 novembre 2016 à Saint-Denis.
Le capitaine des Bleus Guilhem Guirado face à la Nouvelle Zélande le 26 novembre 2016 à Saint-Denis. (FRANCK FIFE / AFP)

Caramba, encore raté ! Les Français ne sont pas parvenus à prendre leur revanche sur les All Blacks, qui les avaient humiliés il y a un an à Cardiff en quart de finale de la Coupe du monde (62-13). Cette fois, samedi 26 novembre au Stade de France, l'addition est moins lourde, mais la défaite toujours au rendez-vous (19-24). Les Français ont rendu une bonne copie, mais ont pêché dans la finition en gâchant beaucoup de ballons intéressants. A l'inverse, les All Blacks ont joué à l'économie, en gérant leurs efforts, et ont marqué pratiquement sur chaque offensive. Mine de rien, cela fait dix rencontres que les Bleus n'ont plus fait mordre la poussière aux Blacks.

"Un peu dégoûté"

Le deuxième essai des Blacks résume tout le match : sur une offensive française à cinq mètres de l'embut néo-zélandais, une passe de Camille Lopez est interceptée par Beauden Barrett qui sprinte 90 mètres pour aplatir. "C'est dur de prendre les essais qu'on a pris. L'interception nous a fait mal. Ils se créent les moments de réussite", réagit sur France 2 le sélectionneur Guy Novès. Le capitaine Guilhem Guirado se dit même "un peu dégoûté". "Ils étaient à la limite du non-respect par rapport à nous", poursuit le capitaine. Les All Blacks n'ont pas du tout cherché à jouer, comme si ça n'était pas nécessaire pour battre les Bleus. 

Le troisième ligne Louis Picamoles, auteur d'un essai splendide permis par une chistera de Baptiste Serin, voulait positiver : "Je pense qu'on a fait un bon match dans l'état d'esprit par rapport à la semaine dernière [défaite 23-25 contre l'équipe B de l'Australie], réagit-il sur France 2. On voit ce qui nous manque par rapport aux meilleurs, le geste qu'il faut au bon moment. Il y a de la frustration. Avec un petit peu plus de maîtrise sur nos temps forts, je ne dis pas qu'on le gagne, mais on est plus près de le gagner."