Top 14 : Toulouse encore battu, Reinach voit triple, Toulon en grand danger... Ce qu'il faut retenir de la 17e journée

Le Stade toulousain a concédé une quatrième défaite de rang à Perpignan, samedi.

Article rédigé par
Elio Bono - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Les joueurs du Stade toulousain après leur défaite à Perpignan, le 5 février 2022. (CLEMENTZ MICHEL / MAXPPP)

En Top 14, période de Six nations rime avec doublons. Comprenez, des journées de Championnat programmées en même temps que les rencontres internationales. Les cartes y sont forcément rebattues, puisque les joueurs sélectionnés manquent à l'appel. Cela n'a pas perturbé le Racing 92, de retour dans le Top 6 après sa victoire bonifiée contre Brive (55-19), samedi 5 février. Retour sur les temps forts d'une 17e journée particulière, qui s'achèvera dimanche par Biarritz-La Rochelle.

La série : quatre de chute pour le Stade toulousain

Chuter chez un promu, cela fait toujours désordre pour un champion en titre. Y subir une quatrième défaite de rang (36-13), pire série depuis 2017, est encore plus dérangeant. Et ce, même si Perpignan a livré une très bonne prestation. "Montrer ce visage-là, ce n'est pas possible", a expédié le troisième-ligne toulousain Antoine Miquel au micro de Canal +. Ugo Mola a dû bricoler sans sa pléthore d'internationaux, dont Dupont, Ntamack et Marchand. Mais avec cinq essais encaissés, dont trois en début de match, le Stade a rendu une copie indigne d'un prétendant au Brennus. Il a "touché le fond", même, dixit son manager.

La route des phases finales pourrait, justement, se compliquer pour les Toulousains. Quatrièmes, ils accusent sept points de retard sur Montpellier (2e) et pourraient passer par un barrage pour rallier les demies. Loin de ces considérations, l'Usap s'offre un premier bonus offensif en Top 14 depuis huit ans et se donne de l'air dans la course au maintien.

La tuile : dix minutes fatales au Stade français

Ils s'y voyaient presque. Longtemps, les Parisiens ont cru faire déjouer des Lyonnais empruntés après l'annonce du futur départ de leur entraîneur Pierre Mignoni. Nettement en tête à la pause et devant au score jusqu'à la 71e, le Stade français s'est incliné au Matmut Stadium (26-22). Le résultat d'une fin de match malheureuse : réduits à 14 et privés de leurs deux buteurs, Joris Segonds et Léo Barré, blessés, ils ont manqué la pénalité de la gagne. A l'inverse, Léo Berdeu a enquillé les points pour sonner le réveil du LOU.

Un revers aux conséquences fâcheuses : à neuf matchs de la fin, Paris est 10e avec sept points de retard sur la sixième place. Rien de rédhibitoire, d'autant que l'on a déjà vu le Stade français revenir de nulle part pour se hisser en phases finales l'an passé. Mais pour l'heure, le point de bonus défensif récolté ne les éloigne pas de la zone rouge.

La performance : Cobus Reinach, triple dose

Il n'est pas forcément le demi de mêlée le plus médiatique du Top 14, mais Cobus Reinach est à ranger cette saison parmi les meilleurs à ce poste. Le Springbok a guidé Montpellier vers un nouveau succès (29-12) contre Pau en s'offrant un joli triplé. Déjà double marqueur sur la pelouse du Racing, Reinach compte désormais sept essais en Championnat.

Dans son sillage, le MHR grapille, sans faire de bruit. Invaincus depuis quatre mois, les Héraultais ont signé une huitième victoire d'affilée. Ils sont deuxièmes de Top 14, avec deux matchs de retard, et s'affirment un peu plus comme des prétendants aux phases finales.

La question : Toulon peut-il descendre en Pro D2 ?

De nouveau battu par Castres à domicile (10-22), le RC Toulon occupe une piteuse treizième place, loin des ambitions initiales. Les joueurs de Franck Azéma comptent certes trois matchs de retard, mais ils ne partiront pas favoris contre Bordeaux-Bègles, La Rochelle et Montpellier. Malgré les retours de Serin et Kolbe, le club de la Rade ne décolle pas. Avec quatre petites victoires cette saison, on se met même à craindre le pire à Mayol, où les Varois ont été conspués.

Plus que les résultats, c'est le contenu des rencontres qui inquiète. Pire attaque du Championnat (16 essais), Toulon a déjoué contre des Castrais accrocheurs mais très indisciplinés, samedi. Virtuellement barragistes, ils n'ont aucune marge sur leurs rivaux Brive et Perpignan. Le déclassement est en tout cas inéluctable, pour un RCT absent des phases finales depuis 2018.

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