Le rugby, sport où l'on se dope le plus en France

Le ballon ovale est le sport qui fait l'objet du plus haut pourcentage de cas positifs, devant le football et l'athlétisme, selon l'Agence française de lutte contre le dopage.

Le joueur de Toulon Eifion Lewis-Roberts, ici photographié en septembre 2011, a été contrôlé positif lors de la finale du Top 14, le 14 juin 2012.
Le joueur de Toulon Eifion Lewis-Roberts, ici photographié en septembre 2011, a été contrôlé positif lors de la finale du Top 14, le 14 juin 2012. (PASCAL GUYOT / AFP)

Cyclisme, Athlétisme ? Non, c'est le rugby qui serait le sport le plus touché par le dopage en proportion des contrôles effectués par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) en 2012.

"Je me suis intéressée aux sports sur lesquels au moins 400 échantillons nous sont parvenus en 2012 afin d'avoir des statistiques fiables. Huit disciplines correspondent à ce critère. Si nous tenons compte de toutes les molécules interdites présentes sur la liste de l'Agence mondiale antidopage, le sport qui donne le plus haut pourcentage [de cas positifs] est le rugby", a déclaré Françoise Lasne, directrice du département des analyses de l'AFLD devant la commission d'enquête du Sénat sur l'efficacité de la lutte contre le dopage.

"Viennent ensuite le football puis l'athlétisme, le triathlon, le basket-ball, le cyclisme, le handball et la natation", a-t-elle déclaré.

Des résultats à relativiser

"En proportion, c'est exact, mais il faut relativiser", a développé auprès de l'AFP Bruno Genevois, le directeur de l'AFLD. "Il faudrait s'appuyer sur des données plus vastes et sur des durées plus longues. On sait par exemple qu'en s'appuyant sur les statistiques de l'AMA (agence mondiale antidopage) pour l'année 2011 par rapport au nombre de pratiquants, c'est l'haltérophilie qui apparaît comme le sport le plus touché".

"Par ailleurs, en 2012 comme en 2011, le cyclisme et l'athlétisme ont présenté sur un plan d'ensemble et en valeur absolue le plus d'échantillons anormaux trouvés par l'AFLD", explique Bruno Genevois. En 2012, le cyclisme a ainsi représenté 14,9% des résultats anormaux enregistrés par l'AFLD, devant l'athlétisme (12,6%), le rugby (10,4%), le football (6,8%) et le triathlon (4,5%).

Ces résultats sont à mettre en regard du nombre de contrôles effectués dans chacune de ces disciplines. Le cyclisme apparaît ainsi, et de loin, comme le sport le plus contrôlé en 2012, avec 1 812 échantillons analysés. Dans l'ordre apparaissent ensuite l'athlétisme avec 1164 échantillons, le rugby (588), le football (548) et le handball (452).