Finale du Top 14 de rugby : la victoire de Clermont sur Toulon a littéralement provoqué un "séisme" dans le Massif central

Un sismologue de l'Ecole et observatoire des sciences de la Terre, Jérôme Vergne, assure avoir observé des ondes sismiques "à chaque action importante ou à chaque fois qu'il y a eu des points de marqués".

Des supporters de l\'ASM sur la place de Jaude, à Clermont-Ferrand, le 4 juin 2017.
Des supporters de l'ASM sur la place de Jaude, à Clermont-Ferrand, le 4 juin 2017. (MAXPPP)

La victoire des Clermontois de l'ASM sur Toulon (22-16), en finale de Top 14 de rugby, dimanche, a été enregistrée par les sismographes installés à proximité de Clermont-Ferrand, en raison des vibrations provoquées par les plus de 30 000 supporteurs installés place de Jaude, dans le centre de la préfecture du Puy-de-Dôme, selon un sismologue joint mercredi 7 juin par franceinfo.

Le "séisme" aurait été provoqué par la foule 

"C'est probablement cette foule sur la place de Jaude qui, en sautant, a généré des ondes sismiques", a expliqué Jérôme Vergne, sismologue de l'Ecole et Observatoire des sciences de la Terre, à Strasbourg, qui se décrit comme "Clermontois de cœur." "Les ondes se sont propagées et ont pu être enregistrées aux stations sismologiques qui sont installées à proximité de Clermont-Ferrand. Ces stations ne sont évidemment pas là pour enregistrer ce type de mouvements du sol. Elles sont là pour surveiller l'activité sismique du Massif central, mais elles enregistrent n'importe quel type de vibrations, dont celles générées par cette activité humaine."

Les sismographes de l'Ecole et Observatoire des sciences de la Terre de Strasbourg ont réagi en fonction des temps forts de la finale : "C'est ça qui était assez étonnant et intéressant, quand on regarde nos enregistrements. On observe, à chaque action importante ou à chaque fois qu'il y a eu des points de marqués, une légère augmentation de cette activité 'sismique', notamment au moment du premier et seul essai clermontois par Raka au début du match, mais aussi au moment des pénalités importantes qui ont été réussies."

Le même phénomène avait déjà été observé en 2010, lors de la finale de Top 14 face à Perpignan, et remportée par les Auvergnats 19 à 6.