Coupe du monde de rugby : la France bat largement le Canada (41-18) et se rapproche des quarts de finale

Les Bleus se sont défaits sans briller de surprenants Canadiens en décrochant le bonus offensif. Ils sont presque sûrs de terminer au moins deuxièmes de la poule D et donc d'accéder au deuxième tour du Mondial.

L\'ailier français Rémy Grosso, auteur d\'un essai contre le Canada, le 1er octobre 2015 à Milton Keynes (Royaume-Uni).
L'ailier français Rémy Grosso, auteur d'un essai contre le Canada, le 1er octobre 2015 à Milton Keynes (Royaume-Uni). (FRANCK FIFE / AFP)

Les optismistes verront le verre à moitié plein : le XV de France a battu le Canada 41 à 18, jeudi 1er octobre, lors du troisième match de la Coupe du monde des Bleus, à Milton Keynes (Angleterre). En marquant cinq essais, les Français ont décroché le bonus offensif et se sont du coup quasiment qualifiés pour les quarts de finale de la compétition. Les pessimistes, eux, diront que les hommes de Philippe Saint-André ont encore montré de grosses lacunes, face à des Canadiens entreprenants mais loin du niveau des ténors qui attendent maintenant l'équipe de France.

Francetv info revient sur ce match et sur les trois points à en retenir 

Mission accomplie

En décrochant le bonus offensif face au Canada, les Français se sont facilité la tâche pour les jours à venir. Avec 14 points au compteur, ils sont désormais quasiment sûrs de finir au moins deuxième de la poule D. Pour rater la qualification, il faudrait que l'Italie batte l'Irlande avec le bonus offensif le 4 octobre et sur un score très large. Une hypothèse très peu probable qui donne quasiment son ticket pour le tour suivant aux Bleus. Mais s'ils veulent voir les demi-finales, les Bleus devront de toute façon battre l'Irlande le 11 octobre pour terminer en tête du groupe et éviter la Nouvelle-Zélande en quart de finale.

Des essais mais toujours des difficultés

On a d'abord cru que, avec l'essai de Fofana, le plus rapide de la compétition pour le moment, le XV tricolore allait plier le match rapidement. Fianalement, il a fallu attendre la 66e minute pour que les Bleus finissent par décrocher le bonus offensif. Entre-temps, les Français ont encaissé deux essais en cinq minutes en première période, puis multiplié les fautes et les maladresses. Les Canadiens sont petit à petit parvenus à grignoter leur retard avant que Pascal Papé ne tue le match sur un essai d'avant assez brouillon. Encore une fois, mis à part un très bon Frédéric Michalak, ce sont surtout les avants qui ont fait le boulot, preuve que le jeu français ne brille toujours pas.

Le fait du match : un espion nommé Cudmore

Son engagement légéndaire n'a pas suffit pour endiguer les vagues bleues qui ont enfoncé la défense canadienne à cinq reprises. Mais Jamie Cudmore, le deuxième ligne des "Canucks", a tenté une autre approche : avant une touche, le joueur de Clermont s'est rapproché tout sourire et discrètement des avants français qui préparaient leur combinaison. Après avoir chassé l'intrus, les Français ont marqué leur troisième essai, juste avant la mi-temps.