Coupe du monde 2023 : Un tirage de rêve pour les Bleus

Avec la Nouvelle-Zélande, l'Italie, une équipe américaine et une équipe africaine, le XV de France a hérité d'un tirage prometteur pour la Coupe du monde 2023. Entre choc historique et rencontres abordables, les Bleus ont peut-être hérité de la poule idéale.
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Le trophée Webb-Ellis, offert au vainqueur de la Coupe du monde de rugby (AURELIEN MEUNIER / WORLD RUGBY)

Un rêve éveillé pour les Bleus ! Le tirage au sort de la Coupe du monde de rugby 2023 a offert un joli cadeau de Noël au XV de France et à ses fans. La présence de l'Italie, d'un qualifié américain et d'un qualifié africain permet d'être optimiste. Celle de la Nouvelle-Zélande permet de fantasmer. Ce savant mélange a des airs de recette parfaite. 

Les All Blacks, "un privilège" 

La Coupe du monde, c'est les All Blacks ! "Avoir la Nouvelle-Zélande, c'est juste fabuleux", a immédiatement réagi notre consultant Dimitri Yachvili sur Franceinfo. Au moment de conter la grande histoire du XV de France, Nouvelle-Zélande et Coupe du monde s'associent naturellement. Les finales perdues de 1987 et 2011, la demie gagnée de 1999 et le quart surréel remporté en 2007 font partie des pages les plus marquantes du livre bleu. "Les matches contre la Nouvelle-Zélande sont toujours spéciaux, surtout en Coupe du monde avec la France, il y a un passé fort" a abondé le demi de mêlée des Bleus Antoine Dupont. "C'est un privilège de jouer les Blacks au Mondial" a jugé son coéquipier Romain Ntamack

Un adversaire historique, et un choc rêvé pour le public. Quoi de mieux pour une coupe du monde à domicile qu'affronter les All Blacks ? En 2007, les Français avaient été frustrés. L'exploit du quart de finale, remporté 20-18, avait eu lieu à Cardiff. Cette fois aucun doute, le choc aura lieu en France. De quoi alimenter l'excitation d'ici le 8 septembre 2023, date du début du Mondial.

Beaucoup de positif et peu de négatif

Si la Nouvelle-Zélande fait forcément figure d'épouvantail, l'affronter dès les poules présente un double avantage. D'abord, celui de se jauger dès le premier tour. "Pour moi, c'est un bon tirage, a analysé Dimitri Yachvili. Parce que c'est la meilleure équipe au monde, une équipe extraordinaire. Et parce que la peur va commencer à nous habiter. Avoir cette très grosse nation dans notre poule, on ne va pas pouvoir se laisser aller comme avec une nation européenne. Il faut se remettre de suite en question." Une cible de choix pour préparer le mondial. "Cela va être compliqué, mais maintenant qu'on sait qu'on va les affronter, c'est déjà fabuleux de les avoir en ligne de mire" a jugé Romain Ntamack. Un succès ferait des Bleus un favori pour la victoire finale, et un revers ne les priverait pas d'une possible qualification. 

Justement, l'autre avantage, c'est l'assurance de ne plus croiser les All Blacks jusqu'à une éventuelle finale. Tombés dans la poule A, les Bleus hériteraient, sauf surprise historique, de l'Afrique du Sud ou de l'Irlande en quart de finale. En cas de succès, ils croiseraient alors l'autre partie de tableau où rodent l'Angleterre, l'Australie, l'Argentine et le pays de Galles. Tous ces scénarios dépendent évidemment d'une qualification des Bleus. Et c'est là que le tirage au sort semble idéal. 

Trois autres adversaires plus qu'abordables

Car avant d'hériter de la Nouvelle-Zélande, le XV de France a évité tous les pièges. Peur de retrouver les Tonga, victorieux des Bleus en 2011 ? Prenez plutôt un qualifié américain, a priori les Etats-Unis ou le Canada. Crainte de voir l'Argentine, vainqueur lors du match d'ouverture en 2007, débarquer du chapeau 3 ? Voilà l'Italie, et ses 3 victoires en 44 matches face au XV de France. Avec un qualifié africain pour compléter cette poule A, la Namibie faisant figure de favorite, il faudrait une catastrophe pour ne pas voir les Bleus terminer dans les deux premières places. "Le tirage au sort réunit tout. Des nations abordables et un formidable cadeau, avec le privilège d'avoir les Néo-Zélandais" a résumé Matthieu Lartot.  

Des Bleus déjà qualifiés et un match de gala contre la Nouvelle-Zélande ? Evidemment, les joueurs mettent tout de suite le holà. "On est rodé là-dessus, a prévenu Antoine Dupont. La dernière édition, on a eu que des matches compliqués en phase de poule." "C'est une poule relevée, avec évidemment des équipes à respecter", a tout de suite tempéré le manager Raphaël Ibañez. Le bilan des Bleus en Coupe du monde face à ses éventuels adversaires (quatre victoires contre le Canada, deux contre les Etats-Unis, deux contre la Namibie) plaide pour eux. Mais 2023 est encore loin. 

En 2011, justement, les Bleus avaient hérité d'une poule similaire. La Nouvelle-Zélande, le Canada, le Japon et les Tonga. Après deux victoires d'entrée, le XV de France avait enchaîné avec une claque contre les All Blacks (37-17) et un revers historique contre les Tonga (14-19). On prédisait alors le pire aux hommes de Marc Lièvremont, condamnés au ridicule face à l'Angleterre en quart. Vingt-deux jours plus tard, les Bleus disputaient la finale. Vivement 2023. 

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