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Champions Cup - Montpellier, le match de la saison à Edimbourg

Loin de ses ambitions en Top 14 (9e), Montpellier joue une grande partie de sa saison ce soir à Edimbourg lors de la 6e et dernière journée de la phase de poules de Champions Cup. Face aux leaders de leur poule 5, les Montpelliérains n'ont d'autre choix que de s'imposer pour se qualifier pour les quarts de finale. Car avec 16 points au compteur, ils sont hors course pour conquérir l'une des trois places de meilleur 2e, menant aux quarts.
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France Télévisions
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 (SYLVAIN THOMAS / AFP)

 "C'est comme un 8e, c'est un match-couperet, et un gros test pour nous. On a connu des déboires en ce début de saison, en championnat comme en Coupe d'Europe. On aimerait que cela soit positif pour notre saison, c'est une chance pour nous." Fulgence Ouedraogo, le capitaine de Montpellier, a conscience de l'importance du match en Ecosse. 

Pour être à la hauteur de l'événement, Montpellier, trois points derrière les Ecossais, devra tenir le choc à l'extérieur, où il peine à exporter son talent depuis l'arrivée de Vern Cotter à l'été 2017. Auteur de seulement trois victoires hors de ses bases l'an passé, le vice-champion de France n'a arraché cette saison que deux succès étriqués, sur le terrain des mal classés Perpignan (20-23) et Agen (15-18). Ainsi qu'un nul laborieux à Bordeaux-Bègles (9-9). Autre défi majuscule: l'effectif cinq étoiles du MHR devra se muer en véritable équipe et en une force collective. "On va voir si on parvient à se remobiliser, si on arrive à retrouver les ressources nécessaires pour gagner ce match", remarque Ouedraogo.

Cotter dans son ancien stade

Le challenge sera aussi technique et physique, pour résister au tempo imposé par les rapides Ecossais, qui ne manqueront pas de déplacer le jeu pour asphyxier l'artillerie lourde héraultaise.  Quand bien même elle est en pleine mutation sous la main ferme de Cotter. "On travaille sur le plan physique, on a plus de capacité à jouer ces matches de 35 à 40 minutes de jeu effectif. On devra être en éveil pendant 40 minutes", prévient l'entraîneur néo-zélandais. Il ne compte cependant pas faire le jeu des Ecossais: "Devant cette équipe qui n'a pas beaucoup de failles, qui s'appuie sur une belle cohésion et des repères communs, il faut avoir un plan. Il ne faudra pas privilégier un jeu débridé mais s'adapter aux conditions difficiles." Celles de Murrayfield, où Edimbourg a remporté tous ses matches cette saison. "Cette équipe, qui a gagné deux fois face à Glasgow (meilleure équipe écossaise ces dernières saisons, NDLR), marche sur l'eau. Elle est favorite de ce grand rendez-vous", juge Cotter. 

L'ancien sélectionneur de l'Écosse (2014-2017) avait trouvé les clés l'an passé pour s'imposer à Glasgow (29-22). Il serait plus que bien inspiré de rééditer son coup, au risque de passer une pénible fin de saison.
 

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