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Paris 2024 - Tony Estanguet : "nous travaillons dur pour respecter notre budget"

Tony Estanguet s'est exprimé dans les colonnes du Monde, ce mercredi, sur les nouveaux défis de Paris 2024 engendrés par la crise sanitaire du coronavirus. Pour lui, si les Jeux doivent s'adapter, il n'est pas question de remettre en cause l'intégralité du projet.
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France Télévisions
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 (DANIEL PIER / NURPHOTO)

Dans une interview au quotidien Le Monde, publiée ce mercredi, Tony Estanguet, le président du Comité d'organisation des Jeux olympiques (Cojo) de Paris 2024, s'est exprimé sur les prochains défis de ces Jeux, et sur l'adaptation à ce nouveau contexte avec la pandémie de Covid-19.

Le triple champion olympique de canoë (2000, 2004 et 2012) a d'abord répondu à la tribune de Guy Drut, champion olympique et ancien ministre des Sports, publiée dans Franceinfo le 26 avril, dans laquelle il avait déclaré que le projet actuel de Paris 2024 était "obsolète, dépassé et déconnecté de la réalité". "L’une des conditions de notre candidature, c’était de proposer un nouveau modèle de Jeux : plus sobres, plus utiles, plus responsables. C’est ce que nous avons fait dès le départ, on n’a pas attendu cette crise sanitaire pour réinventer les Jeux. Cette sortie de Guy Drut est en décalage avec la réalité. Forcément, cette crise remet en cause beaucoup de choses au sein de notre société et Paris 2024 devra y répondre", a assuré Tony Estanguet. 

De possibles surcoûts 

Et dans les premières choses remises en cause, il y a d'abord le budget. "Cette crise sanitaire va probablement induire des surcoûts que nous n’avons pas encore complètement identifiés puisque l’on est en pleine crise. Notre responsabilité, c’est d’optimiser notre capacité à organiser les Jeux pour générer des économies qui vont nous permettre jusqu’en 2024 de faire face à des imprévus. Aujourd’hui, nous travaillons dur pour nous assurer de respecter notre budget", a affirmé Estanguet. Pour rappel, le budget initial de l’organisation des Jeux est de 3,8 milliards d’euros, et celui de la Solidéo, l’entité chargée de la livraison des infrastructures olympiques, s’élève à environ 3,2 millions d’euros. 

Toutefois, Tony Estanguet est catégorique. Il n'est pas envisageable de "sacrifier les enjeux environnementaux – nous sommes partis sur une promesse très forte de diviser par deux le bilan carbone des Jeux –, même si certains disent 'attention ça peut coûter plus cher'. Je préfère qu’on fasse des économies ailleurs, mais nous ne ferons pas de concessions sur l’environnement pour protéger l’organisation des Jeux," a-t-il encore ajouté. Sa réponse est la même quant à "l'héritage social" qu'il se refuse à mettre en second plan. 

"Ne pas tout requestionner non plus"

Le président du Cojo a bien conscience qu'il faut s'adapter à ce nouveau contexte. Pour cela, il explique qu'il faut s'appuyer sur ses atouts. "Cette crise exacerbe une réalité qui existait déjà : les inégalités, les enjeux climatiques, l’utilisation de l’argent public. Notre modèle s’est construit sur ces constats avant la crise et si nous voulons garder la force des Jeux, il ne faut pas tout requestionner non plus, nuance-t-il. Une grosse réflexion doit être menée sur les moyens à mettre en œuvre pour organiser ces Jeux mais ce projet reste un horizon très fort et une vraie opportunité pour ce pays."

Pas question de reporter les Jeux d'un an

Enfin, Tony Estanguet balaye l'idée de reporter les JO de Paris d'un an."Toutes les analyses montrent que c’est une fausse bonne idée parce que ça crée énormément de nouvelles difficultés : il faut regarantir des milliers de contrats déjà actés en phase de candidature sur des disponibilités d’équipements, sur des chambres d’hôtel (etc.), très complexes à revoir et du coup plus coûteuses."

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