Cet article date de plus d'un an.

Le DTN de l'athlétisme britannique démissionne après la suspension de Salazar

La Fédération britannique d'athlétisme a annoncé mardi la démission de son directeur technique national, Neil Black, qui avait annoncé qu'il réfléchirait à son avenir à la suite de la suspension pour dopage d'Alberto Salazar, l'ancien entraîneur de Mo Farah.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.

La fédération anglaise d'athlétisme a fait savoir que Neil Black quitterait ses fonctions à la fin de ce mois d'octobre. Black, en poste depuis 2012, avait par le passé qualifié de "génie" Salazar, que la fédération britannique avait embauché en 2013 comme consultant pour son programme d'endurance.

L'entraîneur américain a été suspendu quatre ans la semaine dernière par l'agence antidopage américaine (Usada) pour infractions aux règles antidopage. Le controversé entraîneur a notamment été convaincu de trafic de testostérone et de falsification de résultats. Black continuera néanmoins de travailler avec Mo Farah dans l'optique de la préparation du marathon de Chicago qui se déroulera ce week-end. Rien ne vient d'ailleurs incriminer Black dans ces accusations de dopage. "Rien n'a changé concernant ma confiance en Mo Farah", avait déclaré lundi le DTN au retour des championnats du Monde d'athlétisme, où 5 médailles seulement ont été gagnées par l'équipe britannique, sa pire performance depuis 2005.

Farah a déjà condamné Salazar

Dans quelle mesure cette démission impactera le quadruple champion olympique qui avait réalisé le doublé 5000-1000 mètres aux Jeux Olympiques de Londres et de Rio ? Farah, qui n'est plus sous la coupe de l'entraîneur américain depuis 2017, a déjà condamné son ex-coach lorsqu'il a appris sa suspension pour 4 ans en plein championnats du monde de Doha. "Je suis soulagé que l'USADA ait, au bout de quatre ans, terminé son enquête sur Alberto Salazar. J'ai quitté Nike Oregon Project en 2017, mais comme je l'ai toujours dit, je ne tolère personne qui enfreint ou ne respecte pas les règles" avait ainsi réagi Mo Farah. 

Les révélations de l’Usada font écho à une longue enquête attachée depuis des années aux basques de l’ancien marathonien, figure de proue du projet Oregon. Ce centre d’entraînement ultra-performant financé par Nike est installé à Eugene, la ville de l’Oregon où elle a son siège, et où se tiendront les prochains Mondiaux en 2021.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Sports

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.