Judo : les Bleus en quête de repères aux Masters de Doha

La saison de judo a commencé lundi avec les Masters de Doha. L'occasion pour Amandine Buchard, Madeleine Malonga, Teddy Riner et les autres judokas français d'engranger de la confiance et des points avant les Jeux Olympiques de Tokyo.

Article rédigé par
Stéphanie Mora - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le combat entre la Française Amandine Buchard et la Japonaise Ai Shishime, aux Masters de Doha, le 11 janvier 2021. (KARIM JAAFAR / AFP)

La compétition regroupe les meilleurs judokas et judokates de la planète : les Masters de Doha, au Qatar, ont débuté lundi 11 janvier. Véritable lancement de la saison internationale de judo, tout commence plutôt bien pour la délégation française, qui comporte 15 femmes et 7 hommes.

Les Françaises ont effectivement raflé trois médailles, dès le premier jour de la compétition : de l'or pour Amandine Buchard chez les moins de 52 kg et le bronze pour Astrid Gneto dans la même catégorie. Dans les moins de 57 kg, Sarah-Léonie Cysique a décroché une médaille d'argent, au terme d'une finale intense contre la japonaise Yoshida.

Ces Masters sont une étape importante après une année très perturbée par la pandémie. À sept mois des Jeux Olympiques, toujours maintenus à Tokyo pour le moment, ce tournoi rassemble dans chaque catégorie les 36 meilleurs judokas du monde. Les tricolores viennent chercher des points pour se qualifier aux Jeux, mais aussi des repères.

Un besoin de se jauger pour Teddy Riner

Celui qui a le plus besoin de repères, c'est Teddy Riner. La vidéo de son entraînement postée sur ses réseaux sociaux vendredi dernier résume bien la situation : le double champion olympique des plus de 100 kg envoie au tapis ses partenaires d'entraînement avec beaucoup de facilité.

Trop, même, de l'aveu du champion : "C'est compliqué en France. Depuis un mois, je m'entraîne avec deux lourds, les autres sont des moins de 100 kg, alors forcément, avec mon poids et ma puissance, c'est un peu plus dur pour eux de rendre les coups. Donc à un moment, il est important de savoir où j'en suis par rapport à ce plateau international."

"Il est important d'aller chercher la rivalité là où elle est."

Teddy Riner

à franceinfo

C'est d'autant plus urgent que Teddy Riner n'est pas revenu en compétition depuis le tournoi de Paris en février 2020 et sa défaite. L'exact inverse de Madeleine Malonga, sacrée championne d'Europe en novembre dernier chez les moins de 78 kg, ravie d'être à Doha, mais dans un tout autre état d'esprit. "On se connait toutes sur le circuit, on s'est toutes déjà affrontées, explique la judokate. Bien sûr, ça fait toujours du bien de combattre mais au niveau de la confiance, je suis championne du monde en titre depuis 2019, j'ai gagné les 'Europe'. Je serai donc la fille à abattre, alors si on ne me voit pas trop, quelque part, c'est pas plus mal non plus."

Une concurrence aussi franco-française

Chez les femmes, les Françaises doivent se jauger par rapport au plateau international, mais la compétition a lieu aussi au sein de l'équipe. Il n'y aura qu'une qualifiée par catégorie et bien souvent, elles sont deux à vouloir décrocher la sélection.

C'est le cas par exemple chez les moins de 52 kg. Amandine Buchard, la numéro un mondiale, s'est rassurée en remportant l'or lundi à Doha. "C'est un bon tournoi référence en vue des jeux, il fallait commencer l'année en beauté", a-t-elle confié sur la chaîne L'Équipe. La Française sait qu'elle a marqué des points face à sa compatriote Astrid Gneto. Teddy Riner et Madeleine Malonga combattent mercredi à Doha.

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