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"Quand vous vendez 1,1 million de billets, c'est une superbe performance" : le CIO fait son bilan des JO d'hiver 2018

Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux au sein du Comité international olympique (CIO), est revenu, dimanche pour franceinfo, sur les deux semaines de compétitions lors des JO d'hiver à Pyeongchang (Corée du Sud).

Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Le directeur exécutif des Jeux au sein du Comité international olympique (CIO) Christophe Dubi, le 6 décembre 2017, à Lausanne (Suisse). (FABRICE COFFRINI / AFP)

Après deux semaines de compétition, les Jeux olympiques d'hiver à Pyeongchang en Corée du Sud se terminent dimanche 25 février. L'heure du bilan est venue pour Christophe Dubi, le directeur exécutif des Jeux au sein du Comité international olympique (CIO). Ce dernier a évoqué, dimanche sur franceinfo, une "superbe performance" avec plus d'un million de tickets vendus.

franceinfo : N'avez-vous pas des petites déceptions à l'issue de ces Jeux olympiques ?

Christophe Dubi : On a eu des conditions atmosphériques vraiment compliquées surtout au début, avec des températures polaires et des vents très puissants. On a donc dû repousser certaines compétitions, mais cela a été très bien géré de la part des organisateurs. Le seul bémol, par rapport à ces reports, par exemple pour la descente, on avait des billets qui s'étaient bien vendus - 6 700 billets vendus - et puis cinq jours plus tard vous vous retrouvez avec 1 500 spectateurs. Cela s'est ressenti un petit peu au niveau de l'atmosphère.

Est-ce que le public était au rendez-vous selon vous ?

Oui globalement. Quand vous vendez 1,1 million de billets, c'est une superbe performance. Vous avez en plus dans les parcs, certaines journées, 20 000 billets vendus à Gangneung, dans une région qui est quand même assez éloignée de Séoul. Alors bien entendu, il y a de nouveaux moyens de transports qui permettent d'avoir beaucoup plus de monde en une journée, mais malgré tout c'est un beau niveau qui a été atteint. Dans les patinoires, cela a été le feu tout le long. C'est de la chair de poule, c'est de l'émotion pure et des images extraordinaires avec ces athlètes immensément contents sur les podiums.

On a vu également les deux Corées défiler sous le même drapeau. Est-ce une image forte de ces olympiades ?

Oui, symboliquement c'était extrêmement puissant. Je dirais même que ces Jeux, longtemps teintés par une situation tendue dans la péninsule coréenne, sont partis de façon magistrale avec le défilé des athlètes et ce moment totalement unique. Je pense que dans le stade et derrière le poste de télévision, on a tous eu ce sentiment de vivre quelque chose d'unique, d'historique. Ces Jeux ont créé l'opportunité d'un dialogue. Quand le sport permet de faire cela, quand l'olympisme est au cœur d'une démarche comme celle-ci, c'est extrêmement puissant.

Il y a aussi la Russie et ces deux nouveaux cas de dopage en curling et en bobsleigh. Est-ce une ombre au tableau ?

Ces deux cas sont malheureux dans le sens où tous les efforts ont été effectués pour que ça se passe bien au niveau des athlètes de Russie. Ils sont deux points noirs sur un bilan qui est autrement réellement positif. Les directives que nous avions émises, au niveau de la commission, étaient très claires. Elles ont été suivies et vous avez quand même ces deux cas-là, malheureusement.

Après Sotchi, Pyeongchang et Pékin en 2022, n'avez-vous pas envie pour 2026 de faire venir les jeux d'hiver dans un pays où il y a une tradition, un véritable ancrage autour des sports d'hiver ?

Je crois que l'on ne s'en cache pas. On est à la recherche de candidats qui peuvent s'appuyer sur des infrastructures existantes et les quatre villes, que l'on a à ce stade, ont ce profil-là. Vous avez Calgary [au Canada], Saporo [au Japon], Sion [en Suisse] et Stockholm [en Suède]. Ces villes savent faire, ont déjà pour certaines accueilli les Jeux dans le passé et ont régulièrement ont des championnats du monde ou des coupes du monde. On est donc dans un contexte un peu comme Paris et Los Angeles, par ailleurs où l'on s'appuie sur l'existant et on revient sur des organisateurs plus traditionnels.

"C'est deux cas sont malheureux dans le sens où tous les efforts ont été effectués pour que ça se passe bien au niveau des athlètes de Russie", Christophe Dubi

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