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"On aurait voulu un petit mieux, mais c'est un très bon bilan" : le chef de mission de la France aux JO d'hiver 2018 fait le bilan

Luc Tardif, chef de mission de la France aux Jeux olympiques à Pyeongchang (Corée du Sud), a expliqué, dimanche sur franceinfo, que la France faisait mieux qu'à Sotchi "avec une médaille d'or supplémentaire".

Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Le chef de mission de la France aux JO d'hiver 2018 Luc Tardif (à g.) en compagnie de Martin Fourcade, le 8 février 2018, à Pyeongchang (Corée du Sud). (FRANCK FIFE / AFP)

"L'accueil, le sourire, la gentillesse" des Sud-Coréens, lors des Jeux olympiques d'hiver 2018 à Pyeongchang, n'empêche pas Luc Tardif d'avoir quelques regrets, dimanche 25 février sur franceinfo. Le chef de mission de la France aux JO "aurait voulu un petit peu plus" des 15 médailles acquises par les sportifs français et "espère" aussi pouvoir emmener "son équipe de France de hockey" aux JO 2022 à 
Pékin. Malgré cela, Luc Tardif juge le bilan français "très bon".

franceinfo : Vous espériez une vingtaine de médailles, êtes-vous déçu avec ce bilan de 15 médailles comme à Sotchi ?

Luc Tardif : Avec ces 15 médailles, on a fait mieux qu'à Sotchi avec une médaille d'or supplémentaire. C'est certain que les deux derniers jours ont été un peu frustrants, parce qu'on a toute une série de 4e place. On aurait voulu un petit peu plus, mais c'est un très bon bilan.

Quelle est l'image que vous retenez de ces JO 2018 ?

La confirmation - si on a besoin de confirmation - de l'étendue du talent de Martin Fourcade. Je peux témoigner que ça a été un véritable leader pour l'ensemble des équipes. La preuve, il a cédé sa place de porte-drapeau à Gabriella [Papadakis, arrivée 2e en danse sur glace en couple] et Guillaume [Cizeron] pour venir clôturer les Jeux. On voit le leader, l'athlète généreux.

Qu'avez-vous pensé de l'organisation des Jeux de Pyeongchang ?

Vraiment, les Coréens ont mis tous les moyens nécessaires avec le savoir-faire, le brio, l'efficacité et en plus le sourire, la gentillesse. J'ai passé en tant que chef de mission des Jeux - on ne va pas dire peinard, parce qu'il y a beaucoup à faire - mais l'organisation a beaucoup facilité le travail des dirigeants et les athlètes ont bénéficié de conditions extraordinaires. Ce qu'on retient avant tout, c'est l'accueil. Il y a une sérénité joyeuse.

L'absence de l'équipe de France de hockey marque-t-il un bémol ?

La problématique, ce sont les qualifications qui se déroulent à des moments où on n'a pas la totalité de nos effectifs, du moins ceux qui jouent en Amérique du Nord. C'est quelque chose qu'on va essayer, au niveau du CIO et de la Fédération internationale, de changer pour faire en sorte que ces qualifications se passent à chance égale. Ceci dit, il faut continuer à travailler. On voit qu'on a le niveau, maintenant il faudra passer ce cap. On a encore quatre ans. J'espère que cette fois-là, je viendrais avec mon équipe de hockey.

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