JO 2022 : des activistes tibétains appelant au boycott des Jeux de Pékin arrêtés en Grèce

La flamme olympique de Pékin 2022 doit être allumée lundi à Athènes.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
En juin 2021, des militants pour les droits de l'homme avaient déjà manifesté contre l'organisation des Jeux olympiques d'hiver à Pékin en 2022. (SAEED KHAN / AFP)

Des activistes tibétains ont organisé, dimanche 17 octobre, une brève manifestation à l'Acropole d'Athènes contre la tenue des Jeux olympiques d'hiver de 2022 à Pékin, à la veille de la traditionnelle cérémonie d'allumage de la flamme olympique prévue lundi dans le stade antique d'Olympie. Trois d'entre eux, deux femmes et un homme ont été arrêtés, a indiqué la police grecque.

Ils ont brandi le drapeau tibétain et celui de la "révolution de Hong Kong" au sommet de l'Acropole, en scandant "Boycottez Pékin 2022" et "Libérez le Tibet ", juste 48 heures avant que la flamme olympique ne soit transmise à Pékin, selon un communiqué publié par l'organisation Students for a Free Tibet, qui ne fait état que de deux arrestations. Les drapeaux qui avaient été accrochés aux échafaudages de l'Acropole, ont été saisis par la police grecque.

Une région contrôlée par la Chine depuis 70 ans

Pékin a célébré cette année le 70e anniversaire de ce qu'il appelle "la libération pacifique" du Tibet, lorsque l'armée du régime communiste s'est emparée du toit du monde après la fin de la guerre civile chinoise. Depuis 1951, les dirigeants chinois se flattent d'avoir éradiqué le servage et apporté infrastructures et développement économique à cette région autonome.

Mais en 1959, le dalaï lama, le chef spirituel tibétain, s'enfuyait en exil en Inde après l'échec d'une émeute à Lhassa contre la présence chinoise. Ses partisans accusent Pékin d'avoir écrasé la culture tibétaine et sa religion en détruisant des milliers de temples et en organisant l'installation massive sur place d'immigrés hans (l'ethnie majoritaire).

Un appel au boycott

"Il est temps désormais pour la communauté internationale et pour toutes les personnes de conscience de prendre position et de boycotter Pékin 2022, car sinon cela serait une approbation claire du régime génocidaire de la Chine", a déclaré Tsela Zoksang, une Tibéto-Américaine de 18 ans, l'une des personnes arrêtées à l'Acropole, citée dans le communiqué de Students for a Free Tibet.

Hong Kong Watch, une organisation humanitaire caritative basée au Royaume-Uni, a appelé dans un communiqué les autorités grecques " à résister à toute pression du gouvernement chinois pour extrader ces militants, à libérer de toute urgence Joey Siu et la militante tibétaine Tsela Zoksang et de leur permettre de retourner aux Etats-Unis d'Amérique".

La flamme des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver doit être allumée lundi  sur le stade antique d'Olympie, sur la péninsule du Péloponnèse, et remise aux organisateurs chinois dès le lendemain au stade panathénaïque à Athènes après une nuit à l'ombre de l'Acropole.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Actualité JO Pékin 2022

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.