Hockey : le gouvernement canadien suspend le financement de la fédération, soupçonnée d'avoir voulu cacher des accusations de viol

Huit joueurs, dont certains membres de l'équipe nationale junior de l'époque, sont accusés d'avoir violé une jeune femme en 2018.

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France Télévisions
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Pascale St-Onge, ministre des sports canadienne, le 8 décembre 2021. (ADRIAN WYLD / MAXPPP)

Ottawa réagit. Le financement public de la fédération canadienne de hockey sur glace a été suspendu, mercredi 22 juin, par le gouvernement. Elle est en effet soupçonnée d'avoir voulu cacher un viol collectif commis par huit joueurs en 2018. Une jeune femme, aujourd'hui âgée de 24 ans, les accuse.

"Leur gestion de l'événement est extrêmement troublante et préoccupante", a déclaré devant les journalistes la ministre des Sports, Pascale St-Onge. Selon elle, la fédération perpétue la "culture du silence". Les responsables du hockey canadien ont dû s'expliquer lundi devant une commission parlementaire après des révélations dans la presse ces dernières semaines.

Une réaction "d'une autre époque"

Pour la ministre, la fédération a eu une réaction "inappropriée" et "d'une autre époque", car l'enquête menée n'a pas été terminée. Par ailleurs, tous les joueurs, dont on ne connaît pas les noms, n'y ont pas participé. Selon la victime, plusieurs des joueurs mis en cause dans cette affaire ont déjà joué dans la prestigieuse Ligue nationale de hockey.

Hockey Canada a confirmé qu'un accord financier a été conclu entre la fédération et la jeune femme, il y a quelques années, mais son directeur général a certifié qu'aucun fonds public n'avait servi dans ce règlement. La fédération a perçu environ 14 millions de dollars canadiens (10,2 millions d'euros) au cours des deux dernières années de la part du gouvernement fédéral. 

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