Guide de rattrapage si vous n'avez rien suivi au Dakar

L'arrivée a lieu dimanche, c'est le moment de réviser.

Un coureur moto lors de la 11e étape du Dakar, au Chili, le 12 janvier 2012. 
Un coureur moto lors de la 11e étape du Dakar, au Chili, le 12 janvier 2012.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Le Dakar arrive à Lima (Pérou) dimanche 15 janvier. D'ici là, voici ce qu'il faut savoir du déroulement de la course. 

La catégorie auto

C'est plié, le Français Stéphane Peterhansel sur sa Mini compte 22 minutes d'avance sur le second du classement général, l'Espagnol Nani Roma. Sauf incident, on ne voit pas ce qui pourrait l'arrêter.

Heureusement qu'il était là : l'Américain Robby Gordon, avec son Hummer. Comprenez un tank que rien n'arrête sur la piste et qui a fait le spectacle pendant toute la quinzaine. Ce n'est pas pour rien que le passage des bolides orange était guetté par tous les spectateurs. Robby Gordon caracolait souvent en tête... avant de s'embourber dans des problèmes mécaniques. Son coéquipier, le Qatari Nasser Al-Attiyah, tenant du titre, louait à Gordon son deuxième Hummer, pour 500 000 dollars les quinze jours. Un peu cher pour une voiture qui n'est pas allée au bout. 

Robbie Gordon lors de la 11e étape du Dakar, au Pérou. 
1/5BRYN LENNON/ GETTY IMAGES
Le coureur américain Robby Gordon pendant la 10e étape du Dakar 2012. 
2/5JEROME PREVOST / AFP
Robby Gordon pendant la 6e étape du Dakar, le 7 janvier 2012.
3/5 BRYN LENNON / GETTY IMAGES
Le coureur américain Robby Gordon répare son Hummer sur le Dakar, le 3 janvier 2012. 
4/5BRYN LENNON / GETTY IMAGES
Robby Gordon, le pilote américain, au volant de son Hummer, sur la 11e étape du Dakar, le 12 janvier 2012. 
5/5JACKY NAEGELEN / REUTERS

Gordon a mis le feu pendant et après la course. Il a été exclu mercredi pour une entourloupe sur le bridage du moteur, avant de faire appel, un appel suspensif. Du coup, il pouvait continuer à courir, et peut-être même s'inviter sur le podium, en attendant un éventuel déclassement plusieurs mois plus tard. Un problème technique jeudi l'a relégué loin des meilleurs. La description qu'en fait un commissaire de course dans L'Equipe vaut son pesant de cacahuètes : "Les règlements, il ne les avait pas lus. Il ne savait même pas que ça existait."

La catégorie moto

Le suspense est total vu que les deux favoris pour enlever le classement général se tiennent dans un mouchoir. L'Espagnol Marc Coma a repris l'avantage sur le Français Cyril Despres. Ces deux-là se partagent le Dakar depuis sept ans. On vous passe les épisodes picrocholins de la guéguerre entre les deux hommes, sauf un :  la direction de la course a pris une décision lourde de conséquences en ne décomptant pas un bon quart d'heure que Despres avait perdu dans un marigot. Marigot que son coéquipier-rival Coma (ils sont tous les deux chez KTM) avait su éviter. Sans cette décision, Coma aurait déjà gagné le Dakar.

Tout pourrait donc se jouer à quelques kilomètres de l'arrivée, dimanche.

Heureusement qu'il était là : Marc Dorcel. Le roi du porno à la française ne court pas, mais a assuré le spectacle en sponsorisant la moto n°69 (non, ce n'est pas un hasard). Du coup, la pulpeuse actrice Anna Polina viendra à Lima féliciter le coureur Hugo Payen, relégué au-delà de la 60e place au général.

Hugo Payen et sa moto n°69 aux couleurs de Marc Dorcel à Mar del Plata (Argentine), le 31 décembre 2011. 
Hugo Payen et sa moto n°69 aux couleurs de Marc Dorcel à Mar del Plata (Argentine), le 31 décembre 2011.  (ENRIQUE MACARIAN / REUTERS)

La catégorie camion (si, si, il y a une catégorie camion)

Pour une fois, ce n'est pas un équipage russe qui va l'emporter. 

Ajoutez à cela que le Dakar a découvert le Pérou pour la première fois, et vous avez un bon aperçu de la course.