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Grange réclame "un peu de temps"

Le Français Jean-Baptiste Grange, opéré au genou droit en janvier, renoue avec la compétition dimanche à Sölden, lors du slalom géant d'ouverture de la Coupe du monde de ski alpin, avec le sentiment qu'il lui faut "encore un peu de temps" pour retrouver les sommets.
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France Télévisions
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Physiquement et psychologiquement, où en êtes-vous?
Jean-Baptiste Grange: "Il y a toujours des douleurs qui sont osseuses, mais qui ne me gênent pas sur les skis. C'est à la marche que je les ressens. J'ai mal dans ce "tunnel" (il indique l'endroit) percé dans le tibia où la vis se désagrège. Il faut un an, un an et demi pour que le genou ait tout récupéré. Il a besoin d'attention et de soins. J'ai eu une bonne frayeur il y a deux semaines car c'était très douloureux. J'ai arrêté quelques jours. Sur les skis, il y a encore quelques petites appréhensions. Les appréhensions, c'était au début du stage à Ushuaia, surtout en géant où il y a une plus grande prise de risques, plus de vitesse".

Qu'attendez-vous de cette rentrée?J-PG: "Je suis très content d'être revenu à la compétition. J'ai du mal à me calmer. Cette année, il y a encore un peu plus d'excitation, t'as envie d'entrer dedans après une attente de neuf mois. Je sais aussi qu'il me faut encore un peu de temps et je prends mon état de forme au jour le jour. Donner tout sur la course et voir où j'en suis après. Maintenant je me suis bien entraîné. Techniquement je reproduis ce que je faisais l'an dernier avant l'accident. Il n'y a plus qu'à mettre le dossard: les choses vont se remettre en place."

Comment fait-on pour positiver unproblème physique?
J-PG: "Une blessure, ça t'apprend à mieux connaître ton corps, à le ressentir, à faire un geste qui soit naturel. Il y a une prise d'informations. Tu apprends la patience car le genou a besoin de temps, même au niveau musculaire. Pendant trois-quatre mois tu te concentres sur cette jambe. Le fait d'avoir partagé avec Thomas (Fanara) la blessure, l'opération, la rééducation, pour ma part ça m'a apporté un appui. Il avait connu ça deux ans avant, pour son autre genou. On s'est épaulés l'un l'autre".

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