Un collectif de supporters dénonce les interdictions de déplacement par les préfets

Pour la saison 2018-2019, plus d'une centaine de matchs ont fait l'objet d'un arrêt préfectoral d'interdiction totale ou partielle de déplacements de supporters.

Des supporters du PSG soutiennent leur équipe au stade de France, à Saint-Denis, le 27 avril 2019.
Des supporters du PSG soutiennent leur équipe au stade de France, à Saint-Denis, le 27 avril 2019. (MARTIN BUREAU / AFP)

Elles concernent en premier lieu les supporters du PSG, puis ceux de Saint-Etienne, Nice, Marseille et Nantes. "Environ une rencontre de football professionnel sur huit" a fait l'objet cette saison d'une interdiction ou limitation de déplacement de fans, a relevé vendredi 24 mai l'Association nationale des supporters (ANS). "Cette saison, plus de 100 rencontres de football en France ont fait l'objet d'un arrêt préfectoral d'interdiction totale ou partielle (nombre limité, horaire imposé, modes de transport imposés, points de rendez-vous imposés) de déplacements de supporters", affirme l'ANS dans un communiqué.

Ces mesures privatives de libertés ne sont en réalité qu'une solution de facilité des préfets pour démissionner de leurs devoirs républicains.L'Association nationale des supportersdans un communiqué

L'ANS parle ainsi d'un "mépris" envers les supporters de football, qui ne seraient "pas des citoyens à part entière". Le "recours hebdomadaire à ces arrêtés" vient "gâcher les efforts" de la Ligue de football professionnel ainsi que "les belles réussites et les belles promesses de l'Instance nationale du supportérisme", groupe de travail qui réunit les acteurs institutionnels ou non du football.

Le dialogue n'a jamais autant porté ses fruits au niveau national. Vous en êtes les fossoyeurs au niveau local.L'Association nationale des supportersdans un communiqué

Sollicitée, la Division nationale de la lutte contre le hooliganisme (DNLH) n'avait pas confirmé ni infirmé vendredi après-midi les chiffres de l'ANS.