Cet article date de plus de sept ans.

Transferts douteux de l'OM : l'ex-directeur sportif José Anigo mis en examen

Il est mis en examen pour "complicité d'abus de biens sociaux". 

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
José Anigo (à droite), avec les attaquants André-Pierre Gignac et Florian Thauvin, le 4 mai 2014 au Stade Vélodrome de Marseille (Bouches-du-Rhône). (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Nouvelle mise en examen dans l'enquête sur les transferts douteux de l'Olympique de Marseille. L'ex-directeur sportif, José Anigo a été mis en examen pour "complicité d'abus de biens sociaux", a indiqué mardi 12 juillet son avocat. "A la suite d'une mesure d'audition s'inscrivant dans la continuité d'autres mises en examen déjà intervenues dans ce dossier, José Anigo a été mis en examen pour complicité d'abus de biens sociaux", a indiqué Emmanuel Molina

Mais "aucune interdiction de poursuivre ses activités professionnelles au sein de l'OM n'a été prononcée" a précisé l'avocat pour lequel "cette mesure technique ne présume de rien si ce n'est de son innocence qu'il convient de respecter". José Anigo, qui est aujourd'hui recruteur du club, "réitère avec force avoir servi l'OM et son actionnaire avec la plus totale probité", a précisé son avocat.

Dix-huit transferts concernés

Plusieurs anciens dirigeants du club marseillais ont été mis en examen dans cette affaire, notamment l'ancien président du club Jean-Claude Dassier (2009 à 2011) et l'ancien directeur général Antoine Veyrat (2008-2011). L'actuel président du club Vincent Labrune a été placé sous le statut de témoin assisté, aucune charge n'étant retenue contre lui. En mai 2016, l'agent de joueurs Jean-Luc Barresi a été mis en examen pour "recel d'abus de biens sociaux en bande organisée" dans la même affaire.

Une information judiciaire avait été ouverte en juillet 2011 pour "extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs", en marge d'une affaire sur le milieu des boîtes de nuit à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). La justice soupçonne des opérations surévaluées lors de transferts importants au bénéfice d'agents ou d'intermédiaires officieux et au préjudice de l'actionnaire du club.

Selon un document établi par les enquêteurs, ce sont près de 65 millions d'euros qui auraient été détournés entre 2009 et 2012 lors de ces opérations présumées frauduleuses qui concernent 18 joueurs (Gonzalez, Mbia, Diawara, Abriel, Niang, Azpilicueta, Rool, Morientes, Niang, Kaboré, Rémy, Gignac, Cheyrou, Ben Arfa, Heinze, Amalfitano, Morel, Hilton).

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.