Reprise de la Ligue 1 : "Ce serait mieux que Neymar reste", affirme le directeur général de la Ligue de football professionnel

Le directeur général de la LFP était l'invité de franceinfo vendredi. 

Neymar à l’entrainement à coté de Kylian Mbappé, en août 2019. 
Neymar à l’entrainement à coté de Kylian Mbappé, en août 2019.  (MAO SIQIAN / MAXPPP)

"Évidemment que le PSG est favori", a estimé Didier Quillot, directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP) vendredi 9 août sur franceinfo, alors que la saison 2019/2020 de la Ligue 1 commence vendredi soir avec un choc entre l'Olympique Lyonnais et l'AS Monaco, à 20h45. "Ce serait mieux que Neymar reste en France pour l'attractivité du championnat", a ajouté Didier Quillot, qui estime que "le championnat français est en train de rattraper son retard sur les grands championnats européens".

franceinfo : Les Parisiens vont-ils encore écraser le championnat ?

Didier Quillot : Je ne sais pas si les Parisiens vont encore écraser le championnat. Je voudrais quand même rappeler qu'en 2012, Montpellier avait été champion de France et qu'en 2017, Monaco avait été champion de France. Évidemment que le PSG est favori. C'est la locomotive de notre Ligue 1 à l'international, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. Dans le sport, c'est le terrain qui parle en premier. Par ailleurs, dans notre championnat, on a du suspense pour les places européennes avec au moins cinq ou six équipes qui peuvent rivaliser pour atteindre les coupes d'Europe. On a également toujours du suspense pour le maintien, donc c'est un bon championnat qui va débuter, avec bien sûr un favori : le Paris-Saint Germain.

Il y a encore de l'incertitude sur la présence de Neymar au PSG cette saison. L'attractivité de la Ligue 1 à l'international sera-t-elle la même si le Brésilien s'en va ? 

On vient de faire le trophée des champions en Chine la semaine dernière, et on voit bien qu'à l'international, surtout sur le continent asiatique, ce que les fans achètent, ce sont des grandes marques de club et les grands joueurs. En Ligue 1, nous avons quelques stars. Nous avons Neymar, ce serait mieux que Neymar reste pour l'attractivité du championnat. Maintenant, ce n'est pas à la ligue qu'il appartient de s'immiscer dans la politique sportive du Paris Saint-Germain. Mais Mbappé est aussi une star, nous avons des stars à Lyon avec Depay ou Hendersen qui vient d'arriver, nous en avons à l'Olympique de Marseille, avec Thauvin et Payet. Mais bien sûr que c'est mieux quand les stars restent dans le championnat car elles contribuent à développer sa notoriété et son attractivité.

Diriez-vous que la Ligue 1 française est en train de refaire son retard sur les grands championnats ?

Oui, je dirai que le championnat français est en train de rattraper son retard sur les grands championnats européens. C'est un plan que nous avons engagé depuis maintenant plus de trois ans et demi. On a d'abord rattrapé notre retard en matière de droits domestiques, vous savez que le nouveau contrat à partir de 2020 rapportera près d'1,2 milliard par saison pour la Ligue 1 et la Ligue 2, soit près de 60 % de plus par rapport au montant actuel. On a même un "namer" [marque associée] qui va être un partenaire clé pour notre championnat, avec le montant le plus élevé en Europe. Il nous reste du retard à rattraper sur nos droits internationaux, mais l'année dernière les affluences étaient en hausse de près de 3 %. Les clubs ont tous des résultats économiques qui sont à l'équilibre ou profitables. La DNCG cette année n'a pas été amenée à rétrograder nos clubs de Ligue 1 en Ligue 2. On est sur un championnat qui est très sain économiquement, avec des indicateurs qui sont au vert. La Liga espagnole et la Premier League anglaise sont sur une autre planète, hors-sol en matière de revenus économiques par saison. Il faut se bagarrer avec nos concurrents immédiats que sont la Serie A italienne et la Bundesliga allemande.