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En images Mort de Pelé : la carrière du Roi en dix photos

Une légende s'est éteinte. Edson Arantes do Nascimento, mondialement connu sous le nom de Pelé, est décédé jeudi à l'âge de 82 ans. Retour en images sur son immense carrière.
Article rédigé par franceinfo: sport - Shéhérazade Ben Essaïd
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 7 min
Diego Maradona et Pelé lors d'une opération promotionnelle à Paris, le 9 juin 2016. (FLORIAN DAVID / HUBLOT)

Le monde du football pleure son roi. Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, est mort, jeudi 29 décembre, à l'âge de 82 ans. Triple champion du monde avec le Brésil et auteur de 1 283 buts (matchs non-officiels inclus), le Brésilien laisse derrière lui un palmarès inégalé, qui a marqué plusieurs générations. 

Ses débuts à 17 ans, son tir des 50 mètres, sa "feinte du siècle"... La rédaction de Franceinfo: sport vous propose de revivre dix moments marquants de la carrière de celui que beaucoup considèrent comme le meilleur joueur de l'histoire du ballon rond.

L'arrivée chez les pros du Santos FC

Le Roi Pelé est né au Santos FC. C'est dans cette ville, qui jouxte Sao Paulo, et dans ce club que le Roi du football a fait ses débuts au plus haut niveau. Le 1er janvier 1957, alors qu'il évolue chez les U20 du Santos FC, le prodige de 17 ans signe dans l'équipe première. Pendant 18 années, le n°10 bâtit un palmarès incroyable, en permettant à son club d'être, cinq années de suite, champion du Brésil, dix fois champion de Sao Paulo, sans oublier de conquérir deux coupes intercontinentales, et terminer sur le plan individuel onze fois meilleur buteur du championnat.

Pelé à la fin du match à l'occasion de l'hommage à l'ancien capitaine madrilène Miguel Muñoz, entre Santos FC et du Real Madrid, le 17 juin 1959. (JAIME IGLESIAS / EFE / MAXPPP)

La révélation du prodige

C'est en Suède que tout a commencé. Le 24 juin 1958, un footballeur de 17 ans révèle son talent aux yeux du monde entier. Encore mineur à l'époque, Pelé qui, blessé, a raté les deux premiers matchs de la compétition, devient le plus jeune joueur à disputer une Coupe du monde. En quarts de finale, titularisé pour la première fois, il inscrit le but vainqueur (1-0) contre le pays de Galles, devenant le plus jeune buteur en Coupe du monde. En demies, face à la France de Just Fontaine et Raymond Kopa, le Brésilien inscrit un triplé (52e, 64e, 75e). Trois buts qui ont contribué à la large victoire du Brésil face aux Tricolores (5-2). Il est, encore à ce jour, le plus jeune joueur à avoir marqué un doublé en Coupe du monde.

Pelé lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football entre le Brésil et la France à Stockholm, le 24 juin 1958. (PRESSENS BILD / AFP)

Une coupe et mille larmes de joie

Première Coupe du monde, première victoire. Le 29 juin 1958, le Brésil est sacré champion du monde face à la Suède (5-2). Un plein d'émotions pour le petit prodige de 17 ans, auteur de deux buts sur les cinq de son équipe, et d'un total de six sur l'ensemble de la compétition. Il s'évanouit au coup de sifflet final et termine en pleurs dans les bras du gardien, Gilmar. Une étoile est née.

Pelé pleure sur l'épaule du gardien Gilmar Dos Santos Neves, après la victoire du Brésil contre la Suède en finale de la Coupe du monde, à Stockholm, le 29 juin 1958. (AFP)

L'homme à abattre pour ses adversaires

Adulé par les fans de football, le Roi Pelé est rapidement devenu le cauchemar de ses adversaires, le joueur qu'il fallait arrêter par tous les moyens. Champion du monde en 1958 et 1962 (blessé en cours de compétition), il est le phare d'une Seleçao toujours candidate au titre suprême. Le 12 juillet 1966, lors d'un match de poules de la Coupe du monde en Angleterre, le Brésilien est ciblé par les Bulgares. Buteur, il est ensuite blessé et ne peut disputer la rencontre suivante face à la Hongrie (défaite 3-1). Il reçoit ensuite le même traitement contre les Portugais (défaite 3-1), et se retrouve contraint d'abandonner ses coéquipiers et de déclarer forfait. Sans lui, le Brésil est éliminé dès la phase de groupes : sa seule élimination à ce stade en Coupe du monde.

Pelé est blessé au sol lors d'un match de poule de la Coupe du monde entre le Brésil et le Portugal, le 19 juillet 1966.  (UPPA/PHOTOSHOT / MAXPPP)

Son 1 000e but

Un chiffre hors norme. Le 19 novembre 1969, Pelé inscrit son 1 000e but toutes compétitions confondues avec son club, le Santos FC, face au Vasco de Gama, au stade Maracana. Il en marquera jusqu'en 1975. Un robot ? Non, juste Pelé. Mais ce total fait l'objet de controverses, car bon nombre de ces buts ont été inscrits lors de matchs non-officiels, avec des sélections régionales ou militaires. Son vrai total de buts se situerait autour de 760, dont 77 avec la sélection brésilienne. Mais ce 1 000e but a marqué l'histoire, Pelé gagnant le surnom de "l'homme aux 1 000 buts".

Pelé embrasse le ballon après son 1000e but inscrit, le 19 novembre 1969 au Stade Maracana de Rio.  (ARCHIVE / AGENCIA ESTADO)

Son lob à 50 mètres au-dessus du ciel

Le Roi du football vise haut. Dans tous les sens du terme. Le 3 juin 1970, pour sa quatrième et dernière Coupe du monde, Pelé inscrit le deuxième but contre la Tchécoslovaquie, en match de poules. Mais ce qui a surtout marqué les mémoires ce jour, c'est son lob de 50 mètres, depuis le milieu de terrain, qui aurait été encore plus légendaire si le ballon était rentré dans les cages.

Pelé inscrit le deuxième but du Brésil contre la Tchécoslovaquie, en match de poule de la Coupe du monde, le 3 juin 1970. (AP)

La "feinte du siècle"

Encore une action non conclue qui restera inoubliable. Le 17 juin 1970, Pelé a (presque) réussi l'impossible. En demi-finales de la Coupe du monde face à l'Uruguay, le Brésilien réalise ce qui sera décrit plus tard comme "la feinte du siècle". En face-à-face avec le gardien uruguayen Ladislao Mazurkiewicz, il réalise un grand pont sans toucher le ballon, avant de faire le tour de son adversaire pour récupérer le ballon. Mais sa tentative passe à côté du but.

Lors de la demi-finale de la Coupe du monde, le 17 juin 1970, Pelé n'a pas réussi à tromper le gardien de l'Uruguay Ladislao Mazurkiewicz, malgré après une feinte incroyable. (AP)

Le troisième sacre mondial

Les joueurs brésiliens enlacent Pelé, en finale de la Coupe du monde 1970 remportée face à l'Italie. (SVEN SIMON / AFP)

Sans doute l'une des plus belles actions collectives en Coupe du monde. Le 21 juin 1970, pour sa dernière compétition internationale avec le Brésil, et sa dernière finale, Pelé brille et fait briller ses coéquipiers face à l'Italie (4-1). À trois minutes de la fin, et alors que la Seleçao menait 3 buts à 1, Pelé sert son capitaine Carlos Alberto sur une passe au milieu du terrain. Une offrande sans se retourner, à la limite de l'intuition. Une action qui mène au quatrième but du Brésil, célébré par Pelé au sommet de son art, au sommet du football. Pelé est champion du monde pour la troisième fois de sa carrière. Personne n'a fait aussi bien jusque-là.

Un nouveau souffle

À 35 ans, la légende du football décide de donner un dernier souffle à sa carrière, en quittant son club de toujours, le Santos FC. Il pose ses valises aux États-Unis pour s'engager avec le New York Cosmos, le 1er janvier 1975. Un Roi sur un territoire inexploré par le ballon rond, le coup médiatique est gagnant. Pelé y joue pendant trois saisons, et remporte le championnat américain en 1977. 

Pelé sur le terrain après son introduction au New York Cosmos, avant un match contre Rochester Lancers au Giants Stadium, le 25 août 1977. (RAY STUBBLEBINE / AP / SIPA)

La fin d'une ère

L'heure de la retraite a sonné. Pour l'occasion, le légendaire brésilien inscrit son 1 283e et dernier but (toutes compétitions confondues et matchs non-officiels inclus) lors d'un match d'adieu entre les deux seuls clubs dans lesquels il a évolué : les New York Cosmos et son ancien club, le Santos FC, le 1er octobre 1977. Au Giants Stadium de New York, devant 75 000 spectateurs, la légende Pelé fait son dernier tour de piste en tant que joueur.

Pelé lors du dernier match de sa carrière entre le New York Cosmos et le Santos FC, le 1er novembre 1977, à New York. (ANDREW COWIE / AFP)

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