Mort de Robert Herbin : "C'était un entraîneur honnête et rigoureux", témoigne Gérard Janvion, ancien joueur de l'AS Saint-Étienne

L'entraîneur surnommé "le Sphinx" est mort lundi, à l'âge de 81 ans.

Photo de l\'équipe de football de Saint-Etienne, prise au stade Geoffroy-Guichard en août 1976. Avec le ballon, l\'entraîneur Robert Herbin ; 2e rang, de D à G : Patrick Revelli, Dominique Rocheteau, Gérard Janvion.
Photo de l'équipe de football de Saint-Etienne, prise au stade Geoffroy-Guichard en août 1976. Avec le ballon, l'entraîneur Robert Herbin ; 2e rang, de D à G : Patrick Revelli, Dominique Rocheteau, Gérard Janvion. (STF / AFP)

Robert Herbin est mort lundi 27 avril à l'âge de 81 ans. "C'était un entraîneur honnête et rigoureux, j'ai beaucoup de peine", a témoigné sur franceinfo, Gérard Janvion, ancien joueur de l'AS Saint-Étienne et de l'équipe de France. "J'ai appris son hospitalisation mais je ne m'attendais pas à cette nouvelle-là". "C'est grâce à lui si j'ai fait une carrière de haut niveau aussi longtemps. Il a su donner leurs chances aux jeunes", a confié le Martiniquais Gérard Janvion. 

Quelle est votre première réaction à la mort de Robert Herbin ?

J'ai appris son hospitalisation mais je ne m'attendais pas à cette nouvelle-là. Je savais qu'il était un peu fatigué. Je suis arrivé en 1972 à Saint-Etienne, c'était le début de sa carrière de jeune entraîneur. Il a intégré énormément de jeunes du centre de formation. C'est grâce à lui si j'ai fait une carrière de haut niveau aussi longtemps. Il a su donner leurs chances aux jeunes. J'ai beaucoup de peine.

Qu'est-ce qu'il vous a apporté ?

Je suis arrivé après les jeunes qui avaient participé à la coupe Gambardella notamment. Il y a eu Pierre Repellini, Alain Merchadier, Christian Lopez. Je venais des Antilles [Martinique]. Il m'a donné ma chance car je suis arrivé après des joueurs beaucoup plus expérimentés que moi. Il a su me donner ma chance et j'ai su la saisir aussi. S'il ne m'avait pas incorporé au sein de l'équipe je crois que je n'aurais pas fait une si grande carrière.

Robert Herbin n'était pas un entraîneur très expansif. Il ne se livrait pas facilement. C'est l'un des souvenirs que vous gardez de lui ?

Ce n'était pas un entraîneur qui parlait beaucoup. Au stade Geoffroy-Guichard quand on jouait là-bas, quand il était sur le banc au bord de la pelouse à aucun moment il ne donnait des consignes aux joueurs ou ne leur parlait. Il attendait la mi-temps pour parler aux joueurs dans les vestiaires. Il n'était pas expansif sur le terrain tout comme dans la vie également. On s'est très peu côtoyés en dehors du football. C'était quelqu'un de rigoureux, un entraîneur honnête qui savait dire les choses en face. Je garde aussi en souvenir l'honnêteté de l'homme.