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Mondial 1986 : le récital de Maradona

Pour la deuxième fois en 16 ans, le Mondial se déroule au Mexique, qui voit l'éclosion d'un jeune phénomène, frappé du numéro 10. Diego Maradona emmène ses coéquipiers argentins jusqu'aux cimes. Une Coupe du Monde marquée aussi par le jeu de l'équipe de France, et un quart de finale d'anthologie face au Brésil.
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Radio France
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 (Diego Maradona euphorique après la finale © CARLO FUMAGALLI/AP/SIPA)

La finale : Argentine 3-2 RFA

Stade Azteca, Mexico | Devant les 115.000 spectateurs du stade Azteca de Mexico, Argentins et Allemands se livrent un duel acharné. Karl-Heinz Rummenigge et Rudi Völler répondent aux deux buts de Jose Luis Brown et Jorge Valdano. Mais c’est Jorge Burruchaga qui fait la décision finale, à cinq minutes du terme de la rencontre. L’Argentine de Diego Maradona (voir plus bas) remporte sa deuxième Coupe du Monde.

 

 

 

Le parcours des Bleus

Tout auréolés de leur titre de champion d’Europe en 1984, les Bleus se présentent au Mondial mexicain avec de grands espoirs. Il faut dire que les hommes du sélectionneur Henri Michel sont régulièrement placés parmi les favoris ; ils proposent un jeu fluide et léché, Michel Platini, Alain Giresse et Dominique Rocheteau à la baguette. Un premier tour passé sans encombres mais sans éclat non plus (victoires face au Canada et la Hongrie, match nul contre l’URSS) leur ouvre la porte des huitièmes de finale, contre les champions du monde en titre italiens. Michel Platini et Yannick Stopyra permettent aux Bleus de tracer leur route jusqu’en quarts de finale, pour un match superbe contre le Brésil. Vainqueurs aux tirs aux buts, grâce aux arrêts de Joël Bats et au sang froid de Luis Fernandez, les Français se présentent en demi-finales face à la RFA, pour une revanche qui sent la poudre, quatre ans après le traumatisme de Séville. Mais, fatigués, les Bleus privés de leur passeur fétiche Dominique Rocheteau s’inclinent sans vraiment combattre (2-0). La France finira troisième, après un dernier succès (4-2) contre la Belgique d’Enzo Scifo. Dernier coup d’éclat d’une équipe de France qui ratera les deux Coupes du Monde suivantes.

Le joueur de la compétition

Dans une Coupe du Monde peu avare en joueurs d’exception, un petit Argentin brille plus que les autres, et confirme son statut de meilleur joueur du monde au fil de la compétition. Diego Armando Maradona, "El Pibe de Oro" (le "gamin en or"), fait étalage à 25 ans de toute sa classe. L’homme aux deux visages se dévoile comme jamais au cours de la demi-finale disputée contre l’Angleterre, à l’ambiance alourdie par la crise des Malouines. Deux buts marqués en quelques minutes, comme les deux facettes d’un joueur pas comme les autres. Le premier le voit s’envoler devant le gardien anglais ; le but est clairement marqué de la main, mais l’arbitre ne le voit pas (c’est la fameuse "Main de Dieu", selon les mots de Maradona lui-même). Le second est l’un des plus beaux de l’histoire. Le "Diez" passe six joueurs anglais en revue avant de pousser le ballon au fond des filets. Auteur de cinq buts et six passes décisives, le gamin est prêt à régaler le public napolitain, son club, avant d’entamer un lent chemin vers la déchéance.

 

 

 

 

Le(s) anecdote(s)

Pourquoi le Mexique a-t-il organisé la Coupe du Monde 1986, seize ans seulement après avoir déjà accueilli l’événement ? Tout simplement parce que la Colombie, initialement choisie, frappée par la crise, a dû renoncer. Il a donc fallu trouver une solution de repli en urgence. Le Mexique, qui disposait alors d’équipements relativement neufs, a été choisi.

La mascotte

 

 (Pique le piment, la mascotte du Mondial 1986 © DR)

 

 

 

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