Manchester City se retire du projet de Super Ligue de football : le "soulagement" du président de Saint-Étienne

Bernard Caïazzo estime que le projet porté par des grands clubs européens "est une ligue fermée, bloquée, avec les seigneurs qui se rencontrent entre eux". Il salue "une belle victoire de la démocratie".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Bernard Caïazzo, le président de l'AS Saint-Etienne, en mai 2019. (MANDEL NGAN / AFP)

Bernard Caïazzo, le président de l'AS Saint-Etienne, a fait part mardi 20 avril sur franceinfo de son "soulagement" de voir Manchester City se retirer du projet de Super Ligue de football. Le club anglais faisait partie des 12 clubs européens souhaitant créer cette compétition fermée.

"Merci au Paris Saint-Germain"

Le patron de l'ASSE raconte qu'il a entendu plusieurs fois "les patrons du Real Madrid, du Barça, dire un certain nombre de choses sur cette Super Ligue", décourageant les opposants du projet en disant "vous avez plus de chances de battre Nadal au tennis que la Super League de fonctionner un jour".

Bernard Caïazzo salue l'UEFA "qui a compris qu'elle perdrait tout pouvoir" si le projet aboutissait, et la FIFA "qui a joué son rôle". Bernard Caïazzo n'oublie pas les clubs français "qui ont très vite été à l'encontre" du projet "de façon unitaire". Il dit "merci au Paris Saint-Germain". Bernard Caïazzo n'oublie pas non plus la prise de position de Boris Johnson, le Premier ministre britannique, avertissant que "les internationaux étrangers ne pourront avoir de permis de travail sur le sol anglais, et donc ne pourront pas jouer avec leur club si d'aventure ils se risquaient dans ce genre d'affaire".

"Une belle victoire de la démocratie"

Le président de l'AS Saint-Etienne estime que le projet porté par les 12 grands clubs européens "est une ligue fermée, bloquée, avec les seigneurs qui se rencontrent entre eux". Si le projet arrivait à son terme, ce serait, selon lui,"s'asseoir sur la démocratie du football et sur les 900 autres clubs" européens qui "eux aussi ont le droit à avoir un petit rayon de soleil et pas seulement les clubs les plus riches".

"C'est une belle victoire de la démocratie", se réjouit le patron des Verts. "C'est une belle histoire d'hommes responsables", même s'il "n'y croyait pas du tout dimanche". Bernard Caïazzo dénonce "cette course à l'armement financier dans laquelle se trouve le football. Il faut arrêter ça. Il faut maintenant mettre des règles en place".

"Le classement sportif ne peut pas être simplement le classement des plus riches".

Bernard Caïazzo

à franceinfo

Le président de l'ASSE juge que "le mouvement contre cette Super Ligue" permet de se rendre compte "de la puissance du football, mais du football d'en bas". Il appelle à "tirer le chapeau à l'ensemble des joueurs qui se sont opposés", soulignant que ce ne sont pas que "des mercenaires riches". "On croit que le joueur, c'est simplement l'argent qui l'intéresse. C'est faux. Le joueur depuis tout petit, il rêve de faire la Coupe du monde. Le joueur depuis tout petit, ça reste un compétiteur. Ce qui l'intéresse, cela reste le jeu de football, le plaisir du jeu."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.