PSG - Basaksehir : de nombreuses réactions suite aux propos racistes présumés proférés par le quatrième arbitre

Les propos racistes présumés proférés par le quatrième arbitre à l'encontre d'un entraineur de l'Istanbul Basaksehir ce mardi soir au Parc des Princes font beaucoup réagir en France comme en Turquie.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Marlène Schiappa, ministre chargée de la citoyenneté : "Les joueurs nous ont envoyé un message très fort" (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Les réactions n'ont pas tardé à pleuvoir sur les réseaux sociaux suite aux propos présumés racistes du quatrième arbitre roumain Sebastian Coltescu à l'encontre de Pierre Webo, entraîneur adjoint de l'Istanbul Basaksehir. Le club turc a été le premier à réagir en publiant une photo habituellement utilisée par l’UEFA avec l’inscription “NO TO RACISM”. Cette publication a rapidement été virale et a été reprise par le Paris-Saint-Germain sur son compte Twitter.

De son côté, Kylian Mbappé a pris position directement sur la pelouse. L’attaquant parisien s’est en effet adressé à l’arbitre central, "On ne peut pas jouer avec ce gars !" a t-il réagi en montrant du doigt l’arbitre roumain. Après l’annonce du report du match, il a souhaité apporter son soutien à Pierre Webo sur les réseaux sociaux.

Les politiques turcs sont également montés très rapidement au créneau pour dénoncer ces faits, d’abord par l’intermédiaire du ministre des affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu. Le chef de la diplomatie n’a pas hésité à nommer le racisme comme étant un crime contre l’humanité, «Nous soutenons l'attitude honorable de Basaksehir face au racisme, qui est un crime contre l'humanité». Le président de la République Recep Tayyip Erdoğan, très proche du club stambouliote qu’il a contribué à développer à lui dénoncé “fermement" le racisme. Le ministre roumain des Sports Ionut Stroe a aussi condamné ces propos et a tenu à s'excuser au nom du sport roumain, "Je condamne fermement tout propos qui peut être interprété comme raciste, xénophobe ou discriminatoire. Je présente mes excuses au nom du sport roumain pour cet incident malheureux, qui ne nous représente pas."

Après un long silence, l’UEFA a finalement réagi sur son compte twitter. “Le racisme et la discrimination sous toutes ses formes n'ont pas leur place dans le football.” a déclaré l’instance européenne, organisatrice de la Ligue des champions, accompagné du fameux #notoracism. Elle a également annoncé qu'une "enquête approfondie" sera menée.

La réaction du gouvernement français s’est faite par la voix de la ministre déléguée chargée des sports Roxana Maracineanu qui a souhaité insister sur l’aspect historique qu’à représenté la volonté des joueurs d’interrompre le match. “Ce soir, des sportifs, des athlètes ont pris une décision historique face à une attitude qu’ils ont jugée inacceptable. Une expression de racisme ordinaire.” a déclaré la ministre sur son compte Twitter en ajoutant “je ne peux que saluer la symbolique forte de leur geste et leur solidarité”.

Cet événement a fait réagir de nombreux politiques français de toute classe. Marlène Schiappa, ministre chargée de la citoyenneté, a été impressionnée par la réaction des joueurs : "Les joueurs nous ont envoyé un message très fort. Le racisme, c'est l'affaire de tous et je trouve ça très fort." 

Jordan Bardella, numéro deux du RN s'est aussi exprimé sur France 2, "La sanction devra être à la hauteur de ces injures, le sport doit être à l'écart de ce type de racisme et les joueurs ont bien fait de mettre un terme à cette rencontre." Le député LFI Alexis Corbière s'est dit fier de tous ces joueurs de football qui ont collectivement condamné les propos racistes honteux d'un arbitre officiel. "Bravo messieurs... Contre le racisme, soyons unis. Aucune concession ne doit être acceptée." Le PS a également réagi sur Twitter en qualifiant les 22 joueurs "d'acteurs de la lutte contre le racisme dans le football."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Ligue des champions

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.