OL - PSG : Sarah Bouhaddi, le cauchemar des Parisiennes est de retour

Alors que l'OL et le PSG se retrouvent ce mercredi en demi-finales de la Ligue des champions féminine (20 heures), il est une joueuse que les Parisiennes ne devraient pas être ravies d'affronter à nouveau : Sarah Bouhaddi. Par le passé, la gardienne lyonnaise a causé bien des torts au club de la capitale. L'exemple le plus récent reste la victoire en finale de la Coupe de France, que la portière des Bleues est allée chercher à elle seule ou presque. À Bilbao, le cauchemar des joueuses d'Olivier Echouafni espère bien leur réserver un nouveau (triste) sort.
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France Télévisions
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 (RICHARD MOUILLAUD / MAXPPP)

Pour les filles de l'OL, la Ligue des champions représente chaque année un peu l'aboutissement de la récolte. Toute l'année, les cultures sont bien entretenues sur le plan national et depuis quatre saisons maintenant, les joueuses de Jean-Luc Vasseur ont pris l'habitude de terminer en beauté leur moisson en accrochant le sacre en C1. Un travail de la terre bien réparti où chacun a son rôle... y compris l'épouvantail, indispensable pour faire fuir les mauvaises corneilles qui oseraient grignoter les graines semées avec amour et détermination.

À l'heure de retrouver les Lyonnaises en demi-finales de coupe d'Europe ce mercredi (20 heures), les Parisiennes connaissent parfaitement l'identité de celle qui n'a de cesse de les repousser ces derniers temps. Oui, Sarah Bouhaddi est bel et bien l'épouvantail du PSG. Le dernier rempart qui se dresse constamment devant le club de la capitale et qui espère bien le faire encore ce mercredi à Bilbao pour conduire son équipe vers une cinquième finale consécutive dans la compétition.

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Une victoire en Coupe de France qui porte le sceau Bouhaddi

Moins de trois semaines après, difficile de croire que le traumatisme de la finale de la Coupe de France (0-0, 4 tirs au but à 3) a disparu des têtes des coéquipières de Nadia Nadim. Au terme d'une séance de tirs au but tendue, c'est un ultime arrêt de la gardienne de l'équipe de France sur la frappe de Lea Khelifi qui a propulsé les Fenottes vers un nouveau succès, le 9e de leur histoire. L'image de Sarah Bouhaddi, les index pointés vers sa tête, restera : cette victoire, comme beaucoup d'autres avant, porte le sceau de la joueuse de 33 ans et de son mental à toute épreuve.

Pour rajouter à l'histoire, la Française n'aurait jamais dû disputer ce match. Au mois d'avril dernier, elle annonçait son départ pour les États-Unis à la fin de la saison. Une envie perturbée par l'épidémie de covid-19 qui, après d'intenses réflexions et une proposition de contrat alléchante de la part de l'OL, l'a conduite à une prolongation de quatre ans de son bail dans le Rhône. Le confinement de la portière, quant à lui, ne fut pas de tout repos avec la création d'un fonds de solidarité afin de venir en aide aux familles endeuillées par le virus.

L'experte des tirs au but... sur sa ligne comme au point de penalty

Mais si Sarah Bouhaddi a mis fin aux espoirs parisiens sur sa ligne en Coupe de France, elle est également celle qui a eu le rôle de bourreau ballon au pied en 2017, lors de la première finale de Ligue des champions 100% française contre Paris (0-0, 7 tirs au but à 6) à Cardiff... 

Après un arrêt sur le tir de Grace Geyoro et une frappe manquée par Katarzyna Kiedrzynek, l'ancien rempart des Parisiennes parti à Wolfsburg, la portière de l'OL a la balle de match. Sans trembler, elle propulse le cuir dans les filets du droit et bascule dans l'ivresse de la nuit galloise, un quatrième titre en C1 dans la poche.

"Je ne sais pas si on a l’ascendant psychologique, c’est une autre compétition"

Depuis, les protégées de Jean-Michel Aulas en ont ajouté deux de plus à leur palmarès, un record, alors que le PSG tente d'accrocher le TGV lyonnais. Et force est de constater que l'écart s'est considérablement réduit entre les deux équipes. Leurs retrouvailles ce mercredi en demi-finales ne doivent rien au hasard, ce que confessait d'ailleurs Sarah Bouhaddi en conférence de presse avant la rencontre :

"Oui on se connaît bien, les deux équipes sont proches. Les matches se jouent tactiquement et psychologiquement (...) Je ne sais pas si on a l’ascendant psychologique, c’est une autre compétition. On va arriver avec notre projet et nos valeurs. J’ai regardé le match leur match face à Arsenal (2-1). C’est une équipe bien structurée, qui défend bien. Elle est rigoureuse. Offensivement, on sait qu’elles aiment bien contre-attaquer. À nous de trouver le bon équilibre."

Arrivée à Lyon en 2009, la portière des championnes de France a disputé 32 rencontres toutes compétitions confondues face à Paris pour seulement quatre défaites, la dernière étant celle en finale de la Coupe de France 2018 (0-1). Presque une éternité. De quoi renforcer le statut bien mérité d'épouvantail du PSG avant de s'en aller.

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