Kylian Mbappé après la victoire du PSG contre le Bayern : "On n'est qu'à la mi-temps d'une grosse confrontation"

Après sa victoire aussi miraculeuse que retentissante contre le Bayern Munich en quart de finale aller de la Ligue des champions, le Paris Saint-Germain est en posture idéale une semaine avant la revanche. Si les joueurs parisiens ont apprécié leur prestation collective et leur "solidarité", ils insistent : la qualification est encore loin d'être actée.
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France Télévisions
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Double buteur contre le Bayern Munich, Kylian Mbappé veut continuer à montrer la voie au PSG, dans une joie mesurée. (CHRISTOF STACHE / AFP)

Vainqueurs, presque miraculeusement, du Bayern Munich en quart de finale aller de la Ligue des champions, sur les terres du tenant du titre, les joueurs du Paris Saint-Germain ont exprimé une joie mesurée mercredi 7 avril, au sortir du match. "On n'est qu'à la mi-temps d'une grosse confrontation. On rentre à Paris avec le sourire mais on est concentrés sur le match de samedi à Strasbourg et on attaquera le match retour [mardi prochain13 avril] avec la même envie qu'aujourd'hui, a réagi Kylian Mbappé au micro de RMC Sport, auteur d’un doublé mais surtout conscient du chemin qu'il reste à parcourir pour déboulonner la statue de l’ogre bavarois.

Une solidarité appréciée

D’autant que le PSG a montré beaucoup de lacunes au cours d’une rencontre où le club de la capitale a été outrageusement dominé. S’ils reconnaissent tous avoir "souffert", les joueurs parisiens ont pas réfuté le terme de "braquage". "On a souffert, on a travaillé ensemble, aujourd'hui tout le monde a couru. Ce n'est que le premier match, on va continuer à travailler. Il y a encore une rencontre très difficile, mais c'est dur de commencer à le préparer juste après cette rencontre, car on est K.O", a insisté Julian Draxler.

Privés de Marco Verratti, Leandro Paredes, Mauro Icardi, Alessandro Florenzi ou encore Juan Bernat, les Parisiens ont insisté sur la "solidarité" dont ils estiment avoir fait preuve. "Quand Marquinhos est sorti [sur blessure], on est restés sérieux. On a montré la force du collectif. Le coach nous a montré ce qui n'allait pas à la mi-temps et ça a payé en deuxième période", s’est félicité Colin Dagba, qui n’a pas oublié de créditer son entraîneur Mauricio Pochettino dans cette victoire retentissante.

Le plan (risqué) de l’Argentin a fonctionné, à savoir rechercher absolument à profiter des espaces laissés dans son dos par le bloc très haut des Bavarois. Par la passe, Angel Di Maria et Neymar ont offert les deux premiers buts parisiens dans cette situation, le troisième survenant grâce à la provocation balle au pied de Kylian Mbappé. "Le coach voulait que je ferme les lignes de passes et que je prenne la profondeur pour les faire courir et étirer les lignes, que je sois aussi un point d'appui. J'étais prêt à relever le défi et ça a bien marché aujourd'hui", a noté ce dernier.

Une joie contenue avant la revanche

L’attaquant a été l’un des protagonistes les plus en vue dans ce quart de finale aller. Mais qui dit grand match, dit forcément prestation exceptionnelle de Keylor Navas. Le gardien costaricien n’a plié que deux fois sur 31 tirs subis, réalisant 10 arrêts décisifs. "Navas nous fait beaucoup de bien. Après, il ne faut pas se reposer sur lui, on doit aussi faire le travail mais c'est sûr que c'est un grand gardien. Il faudra rester concentré au match retour, essayer de jouer comme ce soir et c'est le collectif qui paiera", a insisté Colin Dagba. 

Le PSG est devenu bien trop célèbre pour passer à côté de ses matches retour en phase éliminatoire de Ligue des champions, même quand un avantage conséquent est pris dès l’aller. Interrogé sur son approche des prochains jours, à une semaine de la revanche au Parc des Princes, Mauricio Pochettino a encore fait marcher le robinet d’eau froide. "On va essayer de récupérer au mieux, analyser la situation individuelle de chaque joueur. Strasbourg [samedi en Ligue 1] sera aussi un match difficile, qui sera très important pour nous”, ne s’est pas étendu l’Argentin, peut-être par superstition ou alors pour ne rien dévoiler de son jeu après avoir remporté la première manche.

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