Ligue des champions : le Borussia Dortmund écrase le Real Madrid (4-1)

Décidément, les clubs espagnols sont tombés sur un os au cours de ces demi-finales...

La joie des joueurs du Borussia Dortmund qui communient avec leur public après leur victoire 4-1 sur le Real Madrid, le 24 avril 2013.
La joie des joueurs du Borussia Dortmund qui communient avec leur public après leur victoire 4-1 sur le Real Madrid, le 24 avril 2013. (KAI PFAFFENBACH / REUTERS)

Et dire qu'au tour précédent, le Borussia Dortmund s'était qualifié lors des arrêts de jeu de son quart de finale retour, contre Malaga. Une victoire à l'arraché 3-2 qui laissait croire que les Allemands, invités surprise à ce stade de la compétition, avaient atteint leur limite. On en a eu un démenti éclatant mercredi 24 avril. Les joueurs du fantasque Jürgen Klopp ont dominé de la tête et des épaules le Real Madrid en s'imposant 4-1. Que retenir de la rencontre ?

Lewandowski superstar

Vous ne connaissiez peut-être pas l'attaquant polonais de Dortmund Robert Lewandowski. L'avant-centre a inscrit quatre buts au club madrilène, battant le record du meilleur buteur sur un match à ce niveau de la compétition. Lewandowski, 27 buts lors de ses 29 derniers matchs, a été dans tous les bons coups. En première période, il conclut astucieusement une action collective lumineuse. En seconde, il profite du quart d'heure euphorique de son équipe pour inscrire trois buts. Un de près, un d'une lumineuse frappe en lucarne aux 10 mètres, et le dernier sur penalty. Une prestation de très haut niveau.

L\'un des quatre buts de l\'attaquant de Dortmund Robert Lewandowski contre le Real Madrid, le 24 avril 2013, en demi-finale aller de la Ligue des champions.
L'un des quatre buts de l'attaquant de Dortmund Robert Lewandowski contre le Real Madrid, le 24 avril 2013, en demi-finale aller de la Ligue des champions. (KAI PFAFFENBACH / REUTERS)

L'attaquant polonais que l'on dit sur le départ pour le Bayern Munich la saison prochaine a fait honneur au credo de son entraîneur, Jürgen Klopp. Lequel déclarait dans France Football, il y a deux ans : "Je ne veux pas m’ennuyer en regardant ma propre équipe. Ce qui m’intéresse c’est que mes joueurs montrent de l’enthousiasme, qu’ils ne lâchent rien dans les duels. Tu regardes un match pour vibrer."

Mourinho a (presque) perdu son pari

Largué en championnat, le Real Madrid de José Mourinho avait tout misé sur la Ligue des champions. Sauf incroyable renversement de situation à Madrid, qui suppose une victoire 3-0 au stade Santiago Bernabeu, le Real Madrid va à nouveau échouer au stade des demi-finales. Sur le papier, l'effectif espagnol paraît nettement supérieur à celui de Dortmund. La responsabilité en incombe aussi à José Mourinho. L'entraîneur portugais s'est coupé d'une partie de son vestiaire en écartant le gardien historique du club, Iker Casillas. Il a fait confiance en défense au jeune français Raphaël Varane, qui a vécu un cauchemar pendant toute la rencontre. Et les joueurs chargés d'alimenter les attaquants, Mesut Ozil et Xabi Alonso, ont été étouffés par le pressing allemand.

Même le but espagnol est chanceux. La moitié de l'équipe de Dortmund réclamait un penalty quand le Real Madrid a enclenché un contre qui s'est conclu par le but de Cristiano Ronaldo. C'est le petit regret dans le discours d'après match du directeur sportif allemand, Michael Zorc, sur Sky Sports : "la victoire est pleinement méritée même si nous avons à nous reprocher ce but concédé. On sait que le Real Madrid est capable de marquer des buts à domicile."

Comme un symbole, c'est pendant le match que le journal allemand Bild annonçait le départ de Mourinho pour Chelsea, son ancien club.

En trois matchs cette saison, le Borussia Dortmund est toujours invaincu face au Real Madrid (deux victoires, un nul). Sauf cataclysme, la première finale 100% allemande en Coupe d'Europe sera pour le 25 mai prochain, à Wembley.