"Peut-être que le problème, c'est Jean-Michel Aulas " : le président de l'OM s'en prend à son homologue lyonnais

Dans deux entretiens à "La Provence" et "L'Equipe", le président de l'Olympique de Marseille s'en prend vivement à Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique lyonnais.

Le président de l\'Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud, le 1er septembre 2017 à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Le président de l'Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud, le 1er septembre 2017 à Marseille (Bouches-du-Rhône). (BORIS HORVAT / AFP)

La guerre des chefs du football aura bien lieu. Le président de l'Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud, a promis de rendre "coup pour coup" à son homologue de Lyon, Jean-Michel Aulas, dans des entretiens à L'Équipe et La Provence samedi 28 avril. Une réaction à la décision, jugée "asymétrique, disproportionnée", de la commission de discipline de la Ligue de football professionnel après les incidents qui ont émaillé le 18 mars la victoire de Lyon au Vélodrome (3-2).

Jacques-Henri Eyraud n'accepte pas que son défenseur Adil Rami ait écopé de la même sanction pour un coup d'épaule, trois matches de suspension, que le gardien lyonnais, Anthony Lopes, qui lui a donné une gifle à un intendant de l'OM. Le président de l'OM, en place depuis un an et demi, craint que l'influence d'Aulas, à la tête de l'OL depuis 1987, n'ait pesé sur la décision de la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), réunie mardi.

"Il a pété les plombs"

"Jean-Michel Aulas est (...) le plus grand des dirigeants du football français encore en activité", a dit Eyraud dans le quotidien régional, mais "il a bâti un réseau d'influence, de pouvoirs (...). Je veux croire que cette influence s'exerce dans le respect d'une morale et de principes." "Je note que tous mes prédécesseurs ont eu un problème avec Jean-Michel Aulas. Cela veut peut-être dire que le problème, c’est Jean-Michel Aulas", poursuit-il.

Le président de l'OL lui a répondu dans la soirée : "Je suis vraiment surpris qu'un administrateur de la Ligue puisse avoir cette attitude. Il est en train de disjoncter (...) C'est tellement désagréable. Vulgairement, je dirais qu'il a pété les plombs car je suis choqué par ces attaques personnelles", a-t-il réagi, selon des propos rapportés par L'Equipe. Une tension qui ne semble pas dépourvue d'enjeux sportifs : à quatre journées de la fin, les deux équipes sont au coude-à-coude dans la lutte pour la deuxième place.