Ligue 1 : Tenu en échec par Bordeaux, Paris continue d'inquiéter

Alors qu'il avait réussi à prendre le dessus sur Bordeaux, le Paris Saint-Germain a dû se contenter d'un match nul face aux Girondins ce samedi soir (2-2). Coupable de ne pas avoir fait le break, le club de la capitale s'est fait très peur et continue d'inquiéter, une semaine après la défaite irréelle contre Monaco et quatre jours après la victoire sans conviction contre Leipzig en Ligue des champions.
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France Télévisions
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Kylian Mbappé et Neymar n'ont pas su mener le PSG à la victoire. (FRANCK FIFE / AFP)

"Il nous a tout manqué en deuxième période. On l'a perdue et c'est mérité. C'était pire qu'à Monaco. On ne peut pas jouer comme on l'a fait en deuxième période. Je protège toujours mon équipe, mais là je ne pourrai pas le faire". En colère contre les journalistes qui pointaient du doigt les faiblesses de son équipe mercredi malgré la victoire contre Leipzig en Ligue des champions, Thomas Tuchel était dépité ce samedi, après le match nul de son PSG contre Bordeaux (2-2). 

Paris ne maîtrise plus son sujet

Face à un adversaire qui a laissé beaucoup d'espaces en première période, le club de la capitale n'a pas su tuer le match, comme face à Monaco une semaine plus tôt. Pourtant, les Girondins avaient pris la peine de donner un avertissement en ouvrant le score à la 10e minute (avec de la réussite certes, le jeune Timothée Pembélé marquant contre son camp sur corner). Une réaction était attendue et elle est arrivée, notamment grâce à Neymar, obtenant et transformant le penalty permettant au PSG d'égaliser (27e).

Le Brésilien, très juste en première période et moins individualiste que lors de ses dernières sorties, est également acteur sur le but du 2-1 une minute après, obligeant Benoît Costil à la parade après un une-deux. Moise Kean s'est chargé de pousser le ballon au fond des filets, opportuniste (28e). Longtemps frustré par Costil, Paris a eu beaucoup d'occasions pour faire le break. Kylian Mbappé a notamment vu une de ses frappes heurter le montant (35e), comme si son 100e but avec le PSG voulait encore attendre, après les caprices de la VAR contre Monaco.

Au retour des vestiaires avec l'avantage au score (2-1), les Parisiens ont comme coupé leur effort et sont entrés en hibernation, laissant le temps aux Bordelais de comprendre qu'il y avait un coup à jouer. Et c'est assez ironiquement que l'ancien rejeton de l'académie parisienne Yacine Adli, servi par l'ex-Parisien Hatem Ben Arfa, est venu tromper Sergio Rico à l'heure de jeu, quelques secondes après son entrée en jeu (60e). Au cours d'une fin de match chaotique, où Nicolas de Préville a notamment perdu un face à face idéal avec Rico (86e), Paris aurait très bien bu connaître le même scénario humiliant que contre Monaco (2-3).

Pas d'idées ni de repères

Le club de la capitale reste leader de Ligue 1 mais avec seulement trois points d'avance sur Lille (1 match en moins) et cinq sur Marseille (2 matches en moins). Au-delà du strict bilan comptable, pas encore inquiétant, Paris semble avoir perdu tous ses repères. Ses lacunes dans l'effort collectif défensif, le manque global d'automatismes et la confiance aveugle accordée aux talents individuels empêchent tout projet de jeu. Jamais sous l'ère QSI le club de la capitale n'aura paru aussi loin d'exploiter pleinement son potentiel.

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