Ligue 1 : Avec Juninho, Lyon retrouve son roi
Juninho ne tirera plus ses coups francs légendaires sur le terrain mais sera dans la "box président" en tant que directeur sportif, aux côtés du patron, le président Jean-Michel Aulas. Le numéro 8 est désormais porté par Houssem Aouar, chargé de mener le jeu de l'OL et que Juninho "faisait rêver", a-t-il plusieurs fois confié. Le retour de l'ex-milieu offensif brésilien apaise déjà un climat devenu nauséabond avec les frondes anti-Génésio, l'ancien entraîneur parti en juin en fin de contrat, sur une 3e place en Ligue 1 et une qualification en Ligue des Champions.
Maintenant, Juninho (44 ans) est là. Il dirige la politique sportive avec Sylvinho (45 ans), entraîneur et compatriote qu'il a choisi. Bonheur et espoir renaissent chez les supporters. Ces derniers attendaient le retour de la légende depuis deux ans, après que Jean-Michel Aulas a annoncé son souhait de le faire revenir dans l'encadrement du club. Le 9 août à Monaco, ils étaient 600 venus encourager leur équipe pour sa première victoire (3-0), entonnant, en fin de match, des chants à la gloire de celui resté leur idole.
Face à Angers, un adversaire qui pourrait constituer un obstacle autrement plus indigeste que Monaco, Juninho a demandé aux supporters "de créer une atmosphère". Lançant comme un message d'union sacrée qu'"il faut assumer chez nous, on doit jouer pour gagner, à chaque fois. Les adversaires doivent le sentir dès le début du match". Juninho "a fait beaucoup pour le club où il a écrit une très grande histoire. Je suis content pour lui car il rentre à la maison et il est heureux. Je lui laisse gérer ce moment pour me concentrer sur ce premier match à domicile", a réagi Sylvinho en conférence de presse.
Manifestations pour Lopes ?
Ces retrouvailles pourraient toutefois être polluées par des manifestations des Ultras en faveur de leur idole actuelle, le gardien Anthony Lopes, arrivé au club à l'âge de 12 ans, et dont les discussions autour de la prolongation de contrat, qui arrive à terme en juin prochain, traînent en longueur. Jean-Michel Aulas n'est pas prêt à satisfaire ses exigences et celles de ses agents : 400.000 euros mensuels, ce qui en ferait le joueur le mieux rémunéré de l'effectif. Quand bien même il est indissociable des bons résultats de l'OL ces dernières saisons. "C'est un problème sur la table entre Anthony, ses agents et le président. Je ne dois pas m'immiscer là-dedans. Ma seule préoccupation, c'est qu'il soit bien à l'entraînement et pour jouer. Et Anthony va bien, même très bien", a assuré Sylvinho.
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