Foot : l'attaquant de Nice Mario Balotelli affirme avoir été (de nouveau) visé par des cris de singe

L'an dernier, un supporter de Bastia avait été condamné à de la prison avec sursis pour des faits similaires contre le joueur italien.

Mario Balotelli montre du doigt une tribune de Dijon à l\'arbitre, le 10 février 2018, lors du match Dijon-Nice.
Mario Balotelli montre du doigt une tribune de Dijon à l'arbitre, le 10 février 2018, lors du match Dijon-Nice. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

La Ligue de football professionnel a annoncé, lundi 12 février, que l'attaquant italien de Nice Mario Balotelli avait "entendu des cris de singe à son encontre", samedi, lors de la défaite de son club à Dijon (3-2). "Le dossier sera étudié jeudi par la commission de discipline", ajoute la Ligue, qui précise que le joueur avait indiqué à l'arbitre avoir été victime de cris racistes.

Deux associations, SOS Racisme et Sportitude France, ont lancé un appel à témoins "auprès des personnes dans la tribune d'où seraient parties les insultes afin d'en retrouver les auteurs""Nous déplorons que Mario ait eu à subir une nouvelle manifestation du racisme, a réagi le président de l'OGC Nice, Jean-Pierre Rivère. C'est inexcusable, et il faut rappeler que ce n'est malheureusement pas la première fois depuis qu'il a rejoint notre championnat."

Déjà ciblé en janvier 2017

Mario Balotelli, dont les parents sont originaires du Ghana, avait été victime de cris racistes lors d'un déplacement de Nice à Bastia le 20 janvier 2017. La commission de discipline de la Ligue avait infligé au club corse un retrait d'un point avec sursis et la fermeture d'une de ses tribunes pour trois matches.

Bastia avait ensuite fait savoir qu'un quadragénaire s'était dénoncé auprès du club et que son abonnement au stade avait été désactivé. "Plusieurs individus ont effectué des cris de singe", avait précisé le club corse, dénonçant des "comportements stupides et inacceptables". Devant le tribunal correctionnel de Bastia, le supporter avait été condamné à deux mois de prison avec sursis, 1 000 euros d'amende et 18 mois d'interdiction de stade.