Ligue 1 : Sochaux retarde le sacre du PSG

Les Doubistes se sont battus comme des lions pour arracher un point (1-1) face à l'ogre parisien. Comme Monaco a gagné à Ajaccio (1-4), le PSG devra patienter une semaine de plus. 

L\'attaquant du PSG Edinson Cavani réagit après une frappe manquée contre Sochaux (1-1), le 27 avril 2014. 
L'attaquant du PSG Edinson Cavani réagit après une frappe manquée contre Sochaux (1-1), le 27 avril 2014.  (PATRICK HERTZOG / AFP)

Toute l'actualité de votre club après la 35e journée de Ligue 1, disputée les 25, 26 et 27 avril, résumée en deux phrases, pas toujours sympas.

1- PSG, 83 points (tenu en échec à Sochaux 1-1). On a rarement vu le PSG aussi bousculé cette saison que lors du match contre Chelsea. Les Parisiens souffrent en cette fin de saison - trois matchs à l'extérieur sans victoire, une première cette saison. Heureusement, Zlatan Ibrahimovic sera de retour à la prochaine rencontre. Ce coup-ci, les cars de CRS envoyés préventivement sur les Champs Elysées seront plus utiles...

2- Monaco, 75 (vainqueur d'Ajaccio 4-1). Monaco a plus de points que le PSG à la même époque l'an passé, c'est dire la performance des Monégasques. "On a 75 points, ce qui est très bien à mon sens, mais je veux toujours plus", tonne l'entraîneur italien, Claudio Ranieri, sur la sellette. 

3- Lille, 67 (vainqueur de Bordeaux 2-1). Sur les douze derniers matchs, le Losc a enchaîné sept victoires et cinq nuls."On a fait de bonnes choses", lâche, faux modeste, le coach lillois René Girard.

4- Saint-Etienne, 60 (vainqueur à Evian Thonon Gaillard 2-1). Des meilleures équipes du classement, seul l'OM s'était imposé. "Les dernières minutes du match ont été éprouvantes", reconnaît Christophe Galtier, qui loue la qualité de l'équipe savoyarde.

5- Lyon, 58 (vainqueur de Bastia 4-1). Motivés, les Lyonnais, pour chiper la 4e place au rival stéphanois : "Nous sommes là pour ramasser ce qui restera et pour ne rien lâcher", reconnaît l'entraîneur des Gones, Rémi Garde.

6- Marseille, 53 (tenu en échec par Nantes 1-1). La 5e place, qualificative pour la Ligue Europa est vitale pour l'OM, qui s'entête à enchaîner des nuls. Le coach olympien, José Anigo, y croit toujours : "On n'est pas morts." Pourtant, c'est Lyon le prochain visiteur du stade Vélodrome...

7- Bordeaux, 48 (battu à Lille 1-2). Une fois n'est pas coutume, les Girondins ont fait le spectacle un peu sur le terrain, et beaucoup en dehors. Mention spéciale aux deux interviews de la mi-temps. "On n'a rien à perdre, mais on ne prend pas de risque. Je ne comprends pas trop", a lâché le milieu girondin Grégory Sertic, sur Canal +. Son coach, Francis Gillot, abonde : "On ne fait rien du tout sur le terrain, on ne fait que balancer, y'a que des chandelles, on se fait chier."

8- Reims, 45 (battu à Nice 0-1). Reims fait du surplace, alors que les Champenois rêvaient à mots couverts d'Europe il y a deux mois. Et pour cause : leur défense a encaissé au moins un but lors des neuf dernières journées...

9- Toulouse, 45 (battu sur le fil par Montpellier 1-2). Toulouse menait 1-0, a frappé le poteau... et puis plus rien. "Je ne vois pas comment on peut perdre ce match", peste l'entraîneur Alain Casanova.

10- Nantes, 44 (ramène un point du Vélodrome 1-1). Un entraîneur qui a vu un bon match, comme les spectateurs, cela fait toujours plaisir à entendre. N'est-ce pas Michel Der Zakarian ? "Le contenu est bon. Cela a été un bon match des deux côtés avec des intentions pour aller de l'avant."

11- Bastia 44 (battu à Lyon 1-4) : Ça sent les vacances chez les Corses, reconnaît l'entraîneur Frédéric Hantz : "Je ne pense pas que nous n'étions pas motivés, même si nous avons obtenu notre maintien la semaine dernière. Lyon est sur un autre objectif. Il a encore la volonté d'avancer."

12- Lorient 43 (ramène un point chez le voisin rennais 1-1). Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a fait le déplacement pour soutenir ses Merlus... mais son épouse affichait une écharpe rouge et noir qui fait furieusement penser aux couleurs du Stade Rennais. 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en compagnie de son épouse, soutient le FC Lorient lors de son déplacement à Rennes, le 26 avril 2014.
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en compagnie de son épouse, soutient le FC Lorient lors de son déplacement à Rennes, le 26 avril 2014. (DAMIEN MEYER / AFP)

13- Montpellier, 42  (vainqueur de Toulouse 2-1). Montpellier est sauvé : "Difficile de ne pas être satisfait", reconnaît Rolland Courbis, le coach montpelliérain. "J'espérais atteindre la barre des 50 points [ce qui est toujours possible, à condition d'enchaîner trois victoires], l'objectif maintenant est de faire 30 points sur les matchs retour."

Les joueurs de Montpellier saluent leur public après leur victoire face à Toulouse, le 26 avril 2014.
Les joueurs de Montpellier saluent leur public après leur victoire face à Toulouse, le 26 avril 2014. (SYLVAIN THOMAS / AFP)

14- Nice, 42 (vainqueur de Reims 1-0). L'entraîneur niçois Claude Puel reconnaît une victoire "dans la douleur". "On est allés chercher la réussite qui nous a fuis tous ces derniers matchs", poursuit-il. "Mais attention, le maintien n'est pas encore acquis". Presque, tout de même.

L\'attaquant de Nice Eric Bauthéac en suspension, lors du match de son équipe face à Reims, le 26 avril 2014. 
L'attaquant de Nice Eric Bauthéac en suspension, lors du match de son équipe face à Reims, le 26 avril 2014.  (VALERY HACHE / AFP)

15- Rennes, 40 (tenu en échec par Lorient 1-1). De toute façon, c'est Guingamp le leader du championnat de Bretagne.

16- Guingamp, 38 (vainqueur du match de la peur contre Valenciennes 1-0). Certes, Guingamp va mieux, mais sur les trois dernières journées, les Bretons vont devoir se déplacer à Monaco et à Marseille... "Notre marge de manœuvre est très réduite", reconnaît l'entraîneur breton Jocelyn Gourvennec.

La joie des supporters de Guingamp lors de la victoire de leur équipe face à Valenciennes, le 26 avril 2014. 
La joie des supporters de Guingamp lors de la victoire de leur équipe face à Valenciennes, le 26 avril 2014.  (THOMAS BREGARDIS / AFP)

17- Evian Thonon Gaillard, 38 (essuie un échec ennuyeux à domicile contre les Verts 1-2). "Avant d'espérer revenir, on a oublié de jouer la première mi-temps", fustige Pascal Dupraz, l'entraîneur savoyard, qui a comparé sa défense à des "plots". Et ce dernier avance aussi l'excuse du calendrier - le dernier match a eu lieu le mercredi en raison de la finale du PSG en Coupe de la Ligue. 

18- Sochaux, 34 (décroche un point contre le PSG 1-1). "On a toujours eu cet état d'esprit, on y a toujours cru", analyse le milieu sochalien Sébastien Roudet sur beIN Sports. L'opération maintien n'est pas encore finie, car un match face à Evian lors de la dernière journée se profile...

19- Valenciennes, 29 (battu dans le match qu'il ne fallait pas perdre à Guingamp 0-1). "Les miracles, ça existe, mais il en faudrait un grand", regrette le président Jean-Raymond Legrand, qui a prévenu qu'il n'investirait pas plus de sa fortune dans le club - il y a déjà lâché 13 millions d'euros. "On a perdu beaucoup trop de matchs cette année. On va me prendre pour un fou si je dis que j'y crois, mais s'il y a 1% de chance, il faut espérer."

20- Ajaccio, 20 (écrasé par Monaco 1-4). Les Corses ont donné du fil à retordre aux Monégasques, comme souvent face aux grosses équipes, avant de s'écrouler, ce qui leur arrive aussi régulièrement. "Il est temps que la saison se termine", souffle l'entraîneur Christian Bracconi.